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Descente aux enfers et Résurrection de JÉSUS - La terrible Passion corporelle de JÉSUS

N'oubliez surtout pas la lecture de la page des Paroles essentielles de Notre SEIGNEUR.


Anne Catherine Emmerich


Rappel : Ce site catholique français a été créé sous la conduite impérative du SEIGNEUR à laquelle je n'ai pu me dérober, mis en place en avril 2002 et enrichi occasionnellement, toujours selon Sa volonté. Le site n'est pas conçu pour plaire et flatter comme c'est la coutume car ce temps est terminé, ni pour faire peur ; il n'est pas un site du désespoir ni de la discorde mais une mise en garde en vue du salut, pour la gloire et l'amour de DIEU, selon Sa Parole..... Ce n'est pas une étude poussée mais une simple réflexion, une méditation, et surtout une ultime et suppliante mise en garde de DIEU afin de sauver le plus grand nombre. Rien dans ce site ne doit vous éloigner de DIEU, mais vous en rapprocher, pendant qu'il en est encore temps, oui ! Et l'unique Vérité n'est pas intolérance, elle est Vérité et Charité pour le salut du plus grand nombre !

Et la page du Sommaire de ce site vous expliquera, si vous ne les connaissez pas encore, les raisons de la colère divine et de la punition du Monde, de l'urgence de la conversion et de la prière ; efforcez-vous de la lire entièrement et attentivement, elle résume presque tout et est très importante. N'oubliez surtout pas la lecture de la page des Paroles essentielles de Notre SEIGNEUR.

AVANT-PROPOS

Depuis deux mille ans nous vivons dans l'ère de la Passion, et tous autant que nous sommes ici-bas, nous naissons avec une dette énorme envers DIEU le Père ! Il nous faut, tout au long de notre vie, la "rembourser" par un amour sans faille au Corps et au Sang du SEIGNEUR Son Fils, le Verbe. Ce sera notre preuve d'amour à DIEU.

NOUS DEVONS DONC AVOIR UNE SINCERE ET CONSTANTE COMPASSION POUR LES SOUFFRANCES DU CHRIST
DANS SA PASSION

C'est le principal devoir d'Amour de tout être humain

Mon DIEU, pardon... pardon...

Dans Tes angoisses et Ta sueur de Sang, j'étais là..... Dans Ton arrestation violente, les coups, les liens, les crachats, les insultes, j'étais là.... Dans les accusations mensongères, le faux jugement, les fouets acérés de l'horrible flagellation, j'étais là.... Dans le bois de la Croix si lourd à porter, les chutes, les hurlements méchants de la foule, j'étais là.... Dans Ta Crucifixion, la chute de la Croix dans son trou au sol, le vinaigre, les quolibets ignobles, les souffrances de Ta Très Sainte Mère et Ton dernier râle, j'étais là ! J'étais là ! ....Oui, j'étais là, avec tous mes péchés, mes faiblesses, mes doutes, mes hésitations, mes chutes et mes trahisons... O mon DIEU chéri, pardon, pardon ! .....et chaque jour de ma vie je Te dis merci !

Mon DIEU, guéris-moi de tout ce qui Te déplaît en moi.....

Nous devons également tous être très tristes et pleins de compassion devant les offenses effroyables, innombrables et continuelles qui frappent Notre SEIGNEUR et nous devons craindre la colère du Père dans Sa Justice, il est grand temps !

En effet DIEU a enseigné à Ste Catherine de Sienne, Dr de l'Église, dans "le Dialogue" qu'il punissait encore plus depuis la Passion, ce qui n'est que justice, aussi bien les non-croyants que les croyants tièdes, les vivants et les morts :
"Cependant ils n'acquittent pas cette dette d'amour envers moi et de dilection vis à vis du prochain, avec une vraie et réelle vertu ; et par cette négligence, parce qu'ils me doivent beaucoup d'amour, ils tombent dans un plus grand péché. Aussi dois-je, par justice divine, leur imposer un châtiment plus grave en leur infligeant l'éternelle damnation. Un faux chrétien encourt une peine plus dure qu'un païen ; par divine justice il est plus brûlé par le feu qui ne consume jamais, c'est-à-dire qu'il est plus torturé, et dans cette torture il se sent dévoré par le ver de la conscience. Ce feu néanmoins ne consume pas, parce que les damnés, quel que soit le tourment qu'ils endurent, ne perdent jamais leur être. Je te le dis, ils demandent la mort, mais ils ne peuvent l'obtenir, parce qu'ils ne peuvent perdre l'être...... Le péché est donc plus puni depuis la Rédemption du Sang qu'il ne l'était auparavant, parce que les hommes ont plus reçu. Il ne semble pas qu'ils s'en aperçoivent et qu'ils aient conscience de leurs propres maux : ils se sont faits mes ennemis, à Moi qui les avaient réconciliés par le sang de mon Fils !"

Nos Prêtres devraient nous commenter ces paroles régulièrement....


Anne-Catherine EMMERICH, sa VIE et ses VISIONS

( du livre " La Douloureuse Passion de Notre Seigneur JESUS-CHRIST )

Selon la 3 ème édition, conforme à la seconde, traduite de l'allemand, éditée par DEBECOURT, 69, rue des Saint Pères à PARIS. (éditeur disparu)
Edition de 1839

suivie de La "Passion Corporelle du CHRIST"

livre de la Passion

Anne Catherine Emmerich, ou Anne catherine Emmerick, a été religieuse Augustine du couvent d'Agnetenberg à Dulmen en Westphalie et est décédée en 1824. L'héroïcité de ses vertus a été reconnue par décret en date du 24 avril 2001 par la Congrégation Romaine pour la cause des Saints du Vatican et elle a été béatifiée le 3 octobre 2004 par sa Sainteté Jean-Paul II. Ses méditations et visions ont fait l'objet du livre " La douloureuse Passion de Notre Seigneur JÉSUS-CHRIST " copiées selon ses visions et alors qu'elle se trouvait sur son lit de souffrances. La sœur Anne Catherine Emmerich est née le 8 septembre 1774. Durant sa prime jeunesse elle bénéficia déjà de certaines facultés surnaturelles, par exemple le don de distinguer ce qui est bon ou mauvais, béni ou maudit, aussi bien sur le plan matériel que spirituel ; elle reconnaissait également les lieux comme étant bénis et sanctifiés ou ceux où de grands péchés avaient été commis autrefois. Elle était irrésistiblement attirée par les ossements des Saints et prise de malaise près des tombeaux des païens. Elle commença à recevoir des visions dès sa vingtième année et elle essaya d'entrer vainement au couvent. A l'âge de 24 ans le Christ lui apparu alors qu'elle se trouvait en prière et lui offrit de choisir entre les deux couronnes qu'il lui présentait, celle de fleurs et la couronne d'épines. Bien sûr, Anne Catherine choisit la couronne d'épines et le Seigneur lui-même la lui plaça . Elle souffrit beaucoup de sa tête et saigna au point de traverser le linge qui lui entourait le cou. Elle finit par entrer au couvent de Dulmen le 13 novembre 1802 en cachant ses douleurs. Sa santé déclina, et malgré tout elle demandait au seigneur de prendre sur elle les maladies des autres. Elle souffrait beaucoup et cela n'était guère compris des autres sœurs qui la considéraient plus comme un poids pour la communauté, qu'autre chose. En 1811 le couvent fut supprimé. Elle vécut en ville dans une petite chambre, chez une veuve. Elle était toujours très souffrante, ses extases et le commerce qu'elle entretenait avec le monde invisible devenaient plus fréquents. En 1812 une marque de la Croix apparut sur sa poitrine, très douloureuse et suintante. En fin 1812 elle était mourante et reçu les derniers sacrements. Elle survécut mais la Croix se mit à saigner tous les mercredis puis tous les vendredis et enfin elle reçu tous les stigmates du seigneur, expression la plus sublime de l'union à ses souffrances. Elle ne pouvait plus se nourrir seulement boire un peu d'eau. Le sang jaillissait de ses plaies. Ses supérieurs lui demandaient de tout communiquer et un ami nota jusqu'à sa mort tout ce qu'elle vécut. A jours fixes elle passait ses nuits assise dans son lit, les douleurs de la couronne d'épines l'empêchant d'appuyer sa tête ni même d'y porter la main. Il lui fut montré qu'elle avait beaucoup à souffrir, notamment pour l'Église. Dans les années 1820 elle eut des visions très nettes de toute la Passion du Christ qui furent scrupuleusement notées et firent l'objet du livre. La souffrance d'Anne Catherine Emmerich devint chaque jour plus intolérable jusqu'à sa mort le 9 février 1824, à l'âge de 50 ans. Suite aux visions de la Sainte Religieuse, des lieux inconnus auparavant ont pu être découverts depuis lors de fouilles exécutées selon ses descriptions.

Anne Catherine Emmerich

J'ai tenu à placer Anne Catherine Emmerich dans la colère divine car l'on peut comprendre aisément, qu'après toutes les souffrances effroyables du Christ, relatées partiellement dans les pages suivantes des visions, le Père soit, dans son amour, intransigeant avec la conduite des générations à venir, donc nous et il nous a prévenus ...lire aussi la page Parole de DIEU......
Mais, ignorant volontairement voire bafouant les souffrances extrêmes du sacrifice divin, nous avons lassé DIEU avec nos vices, nos malices, nos tueries... lire la page Sommaire si vous ne l'avez pas fait. De plus, beaucoup de catholiques ne veulent même pas entendre parler des souffrances de notre Seigneur ; " il a été élevé au bois de la Croix ", entendons-nous dire de temps à autre, comme une simple banalité ! Ou alors, on entend aussi : "Cela a dû être si terrible que je ne veux même pas le savoir ! "ou " Tout cela c'est si loin, c'est du passé " ..... Un petit chemin de Croix une fois par an pour une minorité de catholiques et puis plus rien le reste de l'année ! L'indifférence la plus complète de la part de beaucoup de catholiques ou plutôt de faux catholiques. Pourtant, un catholique doit compatir toute sa vie durant aux souffrances atroces morales et physiques de notre Sauveur et bien sûr, le SEIGNEUR nous le demande, à celles de Sa Sainte Mère, la Vierge Marie, qui les a toutes ressenties, comme un glaive de douleur, un glaive de mort. Si un catholique pense être assez pur, saint et aimant (amoureux de DIEU) chaque jour de sa vie pour posséder le salut, il le doit uniquement à ces souffrances effroyables, à ce martyre atroce et mystérieux. En France, dans certaines églises (qui ne sont pas encore fermées et abandonnées), il n'y a plus que la Croix, quelquefois plus qu'ordinaire ou même carrément non latine, où le Christ crucifié n'est même pas fixé et exposé pour Sa Gloire et recevoir l'adoration qui Lui est due. Dans une église de Seine Saint Denis, en France, l'arbre et les bras de la Croix sont constitués d'une espèce de grande gouttière métallique, avec de grosses excroissances informes à chaque extrémités, dans laquelle le CHRIST est allongé ..... les bras le long du corps, inouï ! La non-compassion pour les souffrances effroyables de DIEU le Fils et de Sa Très Sainte Mère provoque, avec tout le reste, la grande colère actuelle du TRÈS-HAUT ..... (vous pourrez en lire un exemple de ce qu'a subi la sœur Anne Catherine, pourtant pure et sainte, dans " la Descente de la Croix " ) Et n'oublions pas que notre salut n'est uniquement possible que par la Passion du Christ et que le Christ est "DIEU le FILS",  "DIEU au sein de DIEU" (lire la Trinité et Paroles du Seigneur).

Philippiens, 3, v. 10 et 11 .....Il s'agit de le connaître, lui, et la puissance de sa résurrection, et la communion à ses souffrances, de devenir semblable à lui dans sa mort, afin de parvenir, s'il est possible, à la résurrection d'entre les morts.

image PassionAu long des quelques pages qui suivent et qui ne sont que quelques extraits, on pourra commencer à s'imprégner des souffrances du SEIGNEUR mais il faut bien savoir qu'Il les a subies pour nous tous, comme cela est inscrit et annoncé dans les Ecritures. Jésus a souffert pour moi, pour vous, comme je l'ai écrit dans ma prière à JESUS. Il n'est pas question d'antisémitisme comme on pourrait, de façon fausse et malsaine, essayer de nous le faire croire (1). Tous les hommes sont frères, égaux, respectables et appelés à DIEU, quelle que soit leur souche d'origine....
Romains, 10
, v.12
....Ainsi, il n'y a pas de différence entre juif et grec (païen) : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l'invoquent dans la Plénitude de Sa Trinité, et pas envers ceux qui le rejettent et même le combattent, tuant et massacrant ceux qui se tournent enfin vers Lui !

Psaume 130....Israël mets ton espoir dans le SEIGNEUR, car le SEIGNEUR dispose de la grâce et, avec largesse, du rachat. C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes. Vérité puisque le Christ est venu se sacrifier pour le rachat de toutes les fautes passées. De même il rachètera celles de tous Ses disciples, de tous ceux qui suivront Son Chemin, c'est à dire celui de la Vérité et de la Vie, et qui suivront dans les siècles après la Passion. Malheureusement nos frères juifs bien-aimés n'en font pas partie, quel grand malheur ! Ils refusent toujours la Nouvelle Alliance, celle du Salut et du Rachat annoncée pourtant par les Prophètes des Temps Anciens ! Le Peuple de l'Ancienne Alliance, tant aimé de DIEU mais qui avait toutefois besoin du rachat, a rejeté le Messie annoncé et par conséquent son propre Salut. Il est donc depuis deux mille ans, lui aussi, un peuple rebelle au Sacrifice et au Sang de DIEU. C'est un grand drame qui compte pour beaucoup dans la grande et actuelle Colère Divine et ses effets qui sont la Punition du monde, des nations et des hommes.... (2)

(1) Vous avez pu voir et entendre les réactions médiatiques effroyables, démoniaques, en France, lors de la sortie du film très important, inspiré et très émouvant de Mel Gibson, La PASSION du CHRIST, même de la part du clergé catholique français ou dans son silence méprisant, insultant. En France, comme je l'ai dit plus haut, il y a longtemps que l'on ne parle plus des souffrances du Christ ; c'est un " détail " de l'histoire chrétienne qui nous est vaguement rappelé une fois par an le jour du Vendredi Saint, mais qui nous permettrait toutefois, selon ce qui nous est enseigné, à tous, bons ou mauvais, rebelles à DIEU ou non, chrétiens ou non, de pouvoir tout faire, tant que l'on veut et en étant certain d'avance du salut......! Quelle erreur ! Pourtant la compassion envers les souffrances, le martyre du CHRIST - DIEU pour nous tous, doit être quotidienne..... En réalité, Noël, la Passion, la Résurrection, l'Ascension, la Pentecôte, c'est tous les jours de l'année que cela devrait être dans notre cœur et notre esprit.

(2) Anne Catherine dans ses visions "Les mystères de l'ancienne Alliance" nous dit : "C'est toujours avec tristesse que je vois l'aveuglement et la situation des juifs, et cela me fait pleurer, car ils ont tout en germe mais n'ont pas voulu reconnaître le fruit."

Et il nous est dit aussi : St Luc, 9 v. 28 à 33...Or, environ huit jours après ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques et monta sur la montagne pour prier. Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea et son vêtement devint d'une blancheur éclatante. Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui ; c'étaient Moïse et Elie ; apparus en gloire, ils parlaient de son départ qui allait s'accomplir à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient écrasés de sommeil ; mais, s'étant réveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui se tenaient avec lui. Or comme ceux-ci se séparaient de Jésus, Pierre lui dit : "Maître, il est bon que nous soyons ici ; dressons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, une pour Elie." Il ne savait pas ce qu'il disait. Moïse et Elie, très grands Patriarches de l'Ancienne Alliance, connaissent donc évidemment la Gloire du Christ dans Sa Divinité et la Nouvelle Alliance qui va s'établir bientôt à Jérusalem pour le salut des disciples, mais nos très malheureux frères juifs actuels la repoussent toujours ! Quel grand malheur ! Quel tristesse pour notre SEIGNEUR Jésus et quelle colère chez le Père dont le Sang de Son Fils est rejeté.....

Depuis deux mille ans, le Peuple élu par DIEU n'est donc plus le Peuple Juif, mais le Peuple des Chrétiens.

N'oublions pas l'importance extraordinaire de la Passion pour l'Humanité.

Pour l'Homme, il n'y a que deux ères importantes, celle de l'Ancienne Alliance et celle de la Passion, de la Nouvelle Alliance de DIEU avec l'Humanité.

Le Monde ne connaît donc vraiment que deux ères importantes : avant la Passion et après la Passion. JESUS glorieux près du PERE, DIEU au sein de DIEU, reste le Crucifié Glorieux. Il a porté sa Croix tout au long de sa vie terrestre, Il n'a été incarné que pour cela et la Croix ne l'a jamais quitté un seul instant. Quand Il se montre aux Apôtres et aux disciples après sa résurrection, Il leur montre Ses stigmates qu'Il garde pour toujours et à jamais dans Sa représentation humaine terrestre.... DIEU est devenu DIEU Crucifié et personne ne sera sauvé sans passer par le CHRIST.

Nous devons tous être très triste et pleins de compassion devant les offenses effroyables et continuelles qui frappent Notre SEIGNEUR.

Et DIEU a enseigné à Ste Catherine de Sienne dans "le Dialogue" qu'il punissait encore plus depuis la Passion, aussi bien les non-croyants que les croyants tièdes, les vivants et les morts : "Cependant ils n'acquittent pas cette dette d'amour envers moi et de dilection vis à vis du prochain, avec une vraie et réelle vertu ; et par cette négligence, parce qu'ils me doivent beaucoup d'amour, ils tombent dans un plus grand péché. Aussi dois-je, par justice divine, leur imposer un châtiment plus grave en leur infligeant l'éternelle damnation. Un faux chrétien encourt une peine plus dure qu'un païen ; par divine justice il est plus brûlé par le feu qui ne consume jamais, c'est-à-dire qu'il est plus torturé, et dans cette torture il se sent dévoré par le ver de la conscience. Ce feu néanmoins ne consume pas, parce que les damnés, quel que soit le tourment qu'ils endurent, ne perdent jamais leur être. Je te le dis, ils demandent la mort, mais ils ne peuvent l'obtenir, parce qu'ils ne peuvent perdre l'être...... Le péché est donc plus puni depuis la Rédemption du Sang qu'il ne l'était auparavant, parce que les hommes ont plus reçu. Il ne semble pas qu'ils s'en aperçoivent et qu'ils aient conscience de leurs propres maux : ils se sont faits mes ennemis, à Moi qui les avaient réconciliés par le sang de mon Fils !" Sans commentaire ! Et pourtant nos Prêtres devraient nous commenter ces paroles chaque jour....

Nous devons donc craindre la colère de DIEU.....


Loué soit Jésus-Christ
Verbe et Rédempteur, Alpha et Oméga
Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie
personne ne va au Père sinon par Moi

Tout est dit ! C'est très simple, clair et précis !
Et l'unique Vérité en JESUS-CHRIST n'est pas intolérance !!!
Elle est Vérité, Amour et Charité pour le salut des âmes du plus grand nombre !

Si la MISÉRICORDE de DIEU est toujours accordée aux âmes sincèrement repentantes, soumises, respectueuses et aimantes, puisque DIEU est Amour, Pardon, Miséricorde mais aussi Justice, le temps de cette Miséricorde et de la Patience divines sur la planète Terre et les nations, lui, est bien terminé......

N'oublions pas non plus que, même si le pardon des péchés nous a été accordé, la justification des péchés, surtout des plus graves, elle, reste toujours à assumer du fait de la réparation due à l'Amour de DIEU dans Sa Justice parfaite, Amour assumé et glorifié jusqu'au  Sang dans la terrible Passion de la Nouvelle Alliance, Amour offensé et surtout blessé par nos fautes.

Le SEIGNEUR demande instamment de prier pour les âmes de tous ceux qui meurent chaque jour et vont mourir dans toutes les catastrophes,  fléaux et grands fléaux qui vont frapper maintenant de plus en plus la planète et les nations....

Ce n'est plus la planète qu'il nous faut sauver maintenant,
mais les âmes !

Nous sommes entrés maintenant dans la troisième période :

1:  CRÉATION

2:  PASSION de DIEU le Fils et Nouvelle et dernière Alliance avec les Hommes

3:  PUNITION de l'Humanité de plus en plus rebelle et ingrate

En 2007, le SEIGNEUR nous dit :
 "Si vous saviez comme les péchés de l'Église sont grands..."

"Je ne Me donne plus  .....ou si peu "

"Combien ne Me reçoivent pas ou croient Me recevoir...."

C'est malheureusement très facile à comprendre en effet, une grande victoire du malin et des forces du Mal, Vatican 2 et ses suites sataniques, ayant fait se retourner les Autels réservés au Culte Divin, les transformant au passage en simples tables ou en pseudo-autels très ordinaires, voire carrément laids, et se débarrassant de "ce qui gênait", le Saint des Saints, le Tabernacle, l'Ecrin recelant DIEU en Son Corps et Son Sang.

Il n'y avait pas de lieu plus Sacré, c'est démoniaque !

DIEU, dans Son Tabernacle, a été chassé de "l'autel" utilisé par le célébrant, pour laisser place à cette nouvelle liturgie dévoyée, à l'envers, et de plus, en langues vernaculaires pour encore mieux séparer les Catholiques les uns des autres et briser cette pauvre Eglise ...

Comment DIEU pourrait-Il encore Se trouver dans les Tabernacles ? !

Comment pourrait-Il donc encore Se donner ? !

C'est une effroyable abomination, un cataclysme dans l'Eglise....


Il nous précise aussi, en ce qui concerne les Messes catholiques traditionnelles et modernes :
"J'ai formé l'Eglise tout au long des siècles pour arriver à cette Messe et ils l'ont foulée aux pieds, ils la déshonorent..."

Il faut donc en conclure que le Seigneur ne Se trouve plus que dans les Tabernacles trônant sur les Autels utilisés pour le Saint Sacrifice de la Messe Traditionnelle. Il peut alors encore Se donner.


En fin 2007, le PÈRE, très en colère, nous dit :
"La Terre où le Sang de Mon Fils n'est même pas respecté est maintenant MAUDITE !"


L'HUMANITÉ NE MÉRITE DONC PLUS SA PLANÈTE, MAUDITE PAR SON CRÉATEUR...

Et la malédiction de DIEU peut être effroyable ! Il a tout créé, Il peut tout détruire, y compris Ses créatures...
Les outrages à la Passion de DIEU le Fils ont rendu la colère de DIEU le Père implacable.
Oui, Il est lent à la colère, mais maintenant elle est bien là, n'en déplaise à beaucoup...!
La Terre ne va donc plus procéder des mêmes lois naturelles et surnaturelles qu'auparavant.
Sa situation est nouvelle et terrible !
La folie du monde, les aberrations de toutes sortes, la violence, le Mal, les persécutions, les fléaux vont croître jusqu'aux "nouveaux Cieux et nouvelle Terre".
Ensuite la vie sera beaucoup plus surnaturelle, simple et merveilleuse dans le total respect de l'Amour du DIEU unique, Trinitaire dans Sa Plénitude.
Le Mal, sous toutes ses formes, aura disparu.
Mais qui sera sauvé ? Combien seront sauvés ?


Il nous faut donc prier maintenant quotidiennement sans relâche pour la conversion de tous ceux qui rejettent et méprisent la Passion du CHRIST, le Verbe Créateur, la Lumière, le Chemin et la Vie, dans Son Amour pour nous. Prions pour tous les pécheurs et tous les non-chrétiens, particulièrement les musulmans....

En juin 2008, le SEIGNEUR nous dit :
"Les grands fléaux sont maintenant à la porte et ils vont entrer..."


En avril 2009 :
"Venez à Moi les bénis de Mon Père..."


En décembre 2010 :
"Quand les fléaux vont commencer, il faudra beaucoup, beaucoup prier..."

à rapprocher de St Marc, 13, v. 18 et 19 : "Priez pour que cela n'arrive pas en hiver. Car ces jours-là seront des jours de détresse comme il n'y en a pas eu de pareille depuis le commencement du monde que DIEU a créé jusque maintenant, et comme il n'y en aura plus."

Actuellement la Très Sainte Vierge est immensément triste devant l'égarement et la perte de beaucoup d'âmes,
et, en novembre 2008, Elle nous disait déjà :

"Si vous saviez combien d'âmes sont précipitées chaque jour en Enfer..."

Avec Elle, on ne peut donc tous qu'être des catholiques très tristes et compatissants car beaucoup d'âmes sont perdues, déjà jugées et condamnées.
Cela ne sert donc à rien de gémir pour le juste châtiment de notre planète maintenant maudite qui va être durement frappée, il nous faut prier et nous humilier, c'est tout...

Le 30 octobre 2009,  je me trouvais dans une Abbaye Bénédictine de France. A 7 h 00 je suis descendu dans la Crypte assister aux dix messes basses simultanées dans les dix chapelles latérales.
Devant la solennité, la sainteté et la beauté de la Liturgie traditionnelle, la grande ferveur et l'humilité des Officiants, l'amour et l'immense respect de l'Eucharistie, face au Tabernacle qui est le Saint des Saints, l'émotion a été telle que j'en ai pleuré. Alors le SEIGNEUR, très nettement, m'a dit :

"Tu vois, c'est à cause d'eux que j'ai retardé, mais maintenant le péché de la Terre est trop grand....."


Le 10 décembre 2011, alors que je visitais un grand parc d'attractions français :

"Je vais faire cesser tout cela.... Ils M'offensent et ils s'amusent !"

Sachons que DIEU ne reviendra pas sur Son Décret de la punition du Monde...


En fin avril 2013, DIEU nous dit :
"Tenez-vous prêts"

Les fléaux très justement mérités de la Grande Tribulation étant très proches, il faut tous nous y préparer dès maintenant, spirituellement, moralement et physiquement....
Tous ceux qui ironisent sur la "Crainte" de DIEU ou n'y croient pas, vont trembler devant le TOUT-PUISSANT.


Toujours en 2013, DIEU nous dit :
"Le démon donne maintenant toute sa puissance...
Résistez... Résistez..."


En fin mars 2015, DIEU nous dit :
"Le nombre des martyrs est atteint"

Ceci concerne évidemment l'Apocalypse de Saint Jean et les Sceaux. Le nombre de Martyrs Chrétiens de ces dernières années est en effet absolument effroyable, satanique et semble ne jamais finir.

Apocalypse, Cinquième Sceau...Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et du témoignage qu'ils avaient portés. Ils criaient d'une voix forte : "Jusques à quand, Maître saint et véritable, tarderas-tu à faire justice et à venger notre sang sur les habitants de la terre ?" Alors il leur fut donné à chacun une robe blanche et il leur fut dit de patienter encore un peu, jusqu'à ce que fût au complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui doivent être mis à mort comme eux.
La Communauté Céleste elle-même demande la punition du monde !

En 2015, nous sommes donc arrivés à l'aube du Sixième Sceau de l'Apocalypse de St Jean.
Les évènements vont s'aggraver très rapidement.

Apocalypse, Sixième Sceau ...Et je vis : quand il ouvrit le sixième sceau, il se fit un violent tremblement de terre. Le soleil devint noir comme une étoffe de crin et la lune entière comme du sang. Les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme des fruits verts d'un figuier battu par la tempête. Le ciel se retira comme un livre qu'on roule, toutes les montagnes et les îles furent ébranlées, les rois de la terre, les grands, les chefs d'armée, les riches et les puissants, tous, esclaves et hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et les rochers des montagnes. Ils disaient aux montagnes et aux rochers : " tombez sur nous et cachez-nous, loin de la face de celui qui siège sur le trône et loin de la colère de l'Agneau ! Car il est venu le grand jour de leur colère, et qui peut subsister ? " Lire aussi les Evangiles - St Luc, 21, v. 25 à 27- St Marc, 13, v. 14 à 27 - et Sagesse, 5, v. 15 à 23

En début juin 2015, la Très Sainte Vierge nous dit :
"Je ne peux plus retenir le bras de Mon Fils et la colère du Père va éclater..."


Le 24 août 2015, DIEU nous dit :
"Je vais reprendre une grande partie de l'Humanité qui ne mérite plus sa planète, cette planète que J'ai formée de Mes mains et que Je lui ai attribuée..."


Le 28 septembre 2015, la Très Sainte Vierge nous dit :
"Maintenant tout va aller très vite..."


Le 18 novembre 2015, la Très Sainte Vierge nous dit:
"La terre va changer..."


En décembre 2015, le SEIGNEUR nous dit :
"Tout ne peut être effacé que par la souffrance et Je suis le modèle même..."

Le 12 avril 2017, DIEU nous dit :
"Je vais agir violemment..."


Le 13 mai 2017, DIEU nous dit :
"La Tribulation est commencée..."

Et la Très Sainte Vierge nous précise que tout va s'accroître rapidement...
Il n'y a plus d'autre avertissement pour cette humanité rebelle et perdue...

Le 23 mai 2017, DIEU nous dit :
"Ma colère peut agir de bien des manières et les gens vont être désorientés..."

Que l'Honneur, le Respect et l'Amour dûs à DIEU, dans toute Sa plénitude, par les nations et les hommes, Lui soient rendus maintenant, ....de gré ou de force. La monstruosité des offenses faites au Tout-Puissant est si grande que le temps en est venu...

PSAUME 9

Les nations ont sombré dans la fosse qu'elles avaient creusée,
leur pied s'est pris au filet qu'elles avaient caché...
Debout,SEIGNEUR ! Que l'homme ne triomphe pas !
Que les nations soient jugées devant Ta Face !
SEIGNEUR, répands sur elles la terreur, et que les nations se reconnaissent mortelles.

Il est encore maintenant plus indispensable et urgent de prier chaque jour pour les âmes de toutes les personnes qui vont mourir dans les fléaux qui frappent et vont frapper notre planète maudite par le TOUT-PUISSANT et repentons-nous sincèrement et humblement pour le salut de notre âme.....

La Passion et le Sang du Fils ont éteint la grande colère de DIEU sur l'humanité il y a deux mille ans, mais, malgré ce Sacrifice Divin, les hommes, depuis, continuent leurs offenses et, depuis le XXe siècle, de plus en plus ouvertement et avec des moyens de plus en plus puissants, rapides et planétaires. Actuellement, avec les progrès techniques accroissant abominablement la dégénérescence spirituelle de l'Homme et la puissance du démon, devant les guerres que les nations mènent contre Lui, la colère du TOUT-PUISSANT est de nouveau à son comble.

Le Christ ne reviendra pas cette fois pour assumer un nouveau Sacrifice pour notre salut.

S'il y a nouveau sacrifice pour Lui, c'est, par obéissance au Père et comme cela nous a été annoncé, revenir en JUGE pour juger le monde et séparer les brebis des boucs, l'ivraie du bon grain, pour le bonheur ou le malheur, la récompense ou la punition des âmes (seule l'âme est importante et c'est elle qui ira au Paradis ou en Enfer).
Oui, nous allons payer nos fautes et boire la coupe jusqu'à la lie. Mais les âmes des amoureux de DIEU, de ceux qui L'aiment sincèrement et plus que tout dans la Plénitude de Sa Trinité, seront sauvées..... Ces élus peuvent redresser la tête et ne pas craindre...

Et n'oublions pas que la Miséricorde infinie de DIEU nous est toujours offerte ; il n'y a qu'à tendre la main du cœur et de l'âme pour la saisir par le Christ Jésus dans Sa Passion d'Amour de la Nouvelle Alliance, encore faut-il le faire....

Maudit es-tu, Satan, pour avoir tenté et entraîné tant d'hommes à leur perte !

Maudit es-tu, Satan, car tu es déjà vaincu et condamné par Notre SEIGNEUR, le CRUCIFIE !

Maudit es-tu, Satan, car ton royaume va disparaître !

Malheur à vous, forces des Ténèbres, malheur à vous, hordes de démons,

car votre heure est arrivée ! C'est l'étang de feu et de soufre qui vous attend !

Le texte très important de ce cadre est répété sur plusieurs pages du site afin que des lecteurs occasionnels ne visitant qu'une ou certaines autres pages, puissent en avoir connaissance également.

Rappel : Ce site catholique français a été créé sous la conduite impérative du SEIGNEUR à laquelle je n'ai pu me dérober, mis en place en avril 2002 et enrichi occasionnellement, toujours selon Sa volonté. Le site n'est pas conçu pour plaire et flatter comme c'est la coutume, ni pour faire peur ; il n'est pas un site du désespoir ni de la discorde mais une mise en garde en vue du salut, pour la gloire et l'amour de DIEU, selon Sa Parole..... Ce n'est pas une étude poussée mais une simple réflexion, une méditation, et surtout une ultime et suppliante mise en garde de DIEU afin de sauver le plus grand nombre d'âmes. Rien dans ce site ne doit vous éloigner de DIEU, mais vous en rapprocher, pendant qu'il en est encore temps, oui !



 
La "Passion Corporelle du CHRIST" selon le Dr Pierre Barbet

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Agneau DivinS'il est une légende ancrée dans les esprits, c'est celle de la dureté de cœur des chirurgiens : l'entraînement, n'est-ce pas, émousse les sensations et cette accoutumance, étayée par la nécessité d'un mal pour un bien, nous constitue dans un état de sereine insensibilité. Ceci est faux. Si nous nous raidissons contre l'émotion, qui ne doit ni paraître, ni, même extérieure, entraver l'acte chirurgical, comme le boxeur, d'instinct, contracte l'épigastre où il attend un coup de poing, la pitié en nous reste toujours vivante et s'affine même avec l'âge. Quand on s'est penché pendant des années sur la souffrance d'autrui, quand on y a goûté soi-même on est certes plus près de la compassion que de l'indifférence, parce que l'on connaît mieux la douleur, parce qu'on en sait mieux les causes et les effets. Aussi, lorsqu'un chirurgien a médité sur les souffrances de la Passion, quand il en a décomposé les temps et les circonstances physiologiques, quand il s'est appliqué à reconstituer méthodiquement toutes les étapes de ce martyre d'une nuit et d'un jour, il peut, mieux que le prédicateur le plus éloquent, mieux que le plus saint des ascètes (à part ceux qui en ont eu la directe vision, et ils en sont anéantis), compatir aux souffrances du Christ. Je vous assure que c'est abominable ; j'en suis venu pour ma part à ne plus oser y penser. C'est lâcheté sans aucun doute, mais j'estime qu'il faut avoir une vertu héroïque ou ne pas comprendre, qu'on doit être un saint ou un inconscient, pour faire un Chemin de Croix. Moi, je ne peux plus. Et c'est pourtant ce Chemin de Croix qu'on me demande d'écrire; c'est ce que je ne veux pas refuser, parce que je suis sûr  qu'il doit faire du bien. O bone et dulcissime Jesu, venez à mon aide. Vous qui les avez supportées, faites que je sache bien expliquer vos souffrances. Peut-être, en m'efforçant de rester objectif, en opposant à l'émotion mon « insensibilité » chirurgicale, peut-être pourrai-je arriver au bout. Lector amice, sub aliena potestate constitutus sum; si non possis portare modo, habe me excusatum. Si je sanglote avant la fin, hé bien, mon pauvre ami, fais comme moi sans honte ; c'est simplement que tu auras compris. Suis-moi donc: nous avons pour guides les Livres sacrés et le Saint Linceul, dont l'étude scientifique m'a démontré l'authenticité (1). La Passion, au vrai, commence à la Nativité, puisque Jésus dans Son omniscience divine, a toujours su, vu et voulu les souffrances qui attendaient Son humanité. Le premier sang versé pour nous le fut à la Circoncision, huit jours après Noël. On peut déjà imaginer ce que doit être pour un homme la prévision exacte de son martyre. En fait, c'est à Gethsémani que va commencer l'holocauste Jésus, ayant fait manger aux Siens Sa chair et boire Son sang, les entraîne à la nuit dans ce clos d'oliviers, dont ils ont l'habitude. Il les laisse camper près de l'entrée, emmène un peu plus loin Ses trois intimes et s'en écarte à un jet de pierre, pour se préparer en priant. Il sait que son heure est venue. Lui-même a envoyé le traître de Karioth : quod facis, fac citius. Il a hâte d'en finir et Il le veut. Mais comme Il a revêtu, en s'incarnant, cette forme d'esclave qu'est notre humanité, celle-ci se révolte et c'est toute la tragédie d'une lutte entre Sa Volonté et la nature. « Coepit pavere et taedere ». Cette coupe qu'il lui faut boire, elle contient deux amertumes : Tout d'abord les péchés des hommes, qu'Il doit assumer, Lui le Juste, pour racheter Ses frères et c'est sans doute le plus dur ; une épreuve que nous ne pouvons pas imaginer, parce que les plus saints d'entre nous sont ceux qui le plus vivement sentent leur indignité et leur infamie. Peut-être comprenons nous mieux la prévision, la pré-dégustation des tortures physiques, qu'Il subit déjà en pensée ; pourtant nous n'avons expérimenté que le frisson rétrospectif des souffrances passées. C'est quelque chose d'indicible. « Pater, si vis, transfer calicem istum a me ; verumtamen non mea voluntas sed tua fiat ». C'est bien Son Humanité qui parle... et qui Se soumet, car Sa Divinité sait ce qu'Elle veut de toute éternité ; l'Homme est dans une impasse. Ses trois fidèles sont endormis, « prae tristitia », dit saint Luc. Pauvres hommes ! La lutte est épouvantable; un ange vient Le réconforter, mais en même temps, semble-t-il, recevoir son acceptation. « Et factus in agonia, prolixius orabat. Et factus est sudor ejus sicut guttae sanguinis decurrentis in terram ». C'est la sueur de sang, que certains exégètes rationalistes, subodorant quelque miracle, ont traitée de symbolique. Il est curieux de constater que de bêtises ces matérialistes modernes peuvent dire en matière scientifique. Remarquons que le seul évangéliste qui rapporte le fait est un médecin. Et notre vénéré confrère Luc, medicus carissimus, le fait avec la précision, la concision d'un bon clinicien. L'hémathidrose est un phénomène très rare mais bien décrit. Elle se produit, comme l'écrit le Docteur Bec, "dans des conditions tout à fait spéciales : une grande débilité physique, accompagnée d'un ébranlement moral, suite d'une émotion profonde, d'une grande peur" (2) (et cœpitpavere et taedere). La frayeur, l'épouvante sont ici au maximum et l'ébranlement moral. C'est ce que Luc exprime par « agonia », qui en grec, signifie lutte et anxiété. « Et Sa sueur devint comme des gouttes de sang roulant jusque par terre. » A quoi bon expliquer le phénomène ? Une vasodilatation intense des capillaires sous-cutanés, qui se rompent au contact des culs de sacs de millions de glandes sudoripares. Le sang se mêle à la sueur ; et c'est ce mélange qui perle et se rassemble et coule sur tout le corps, en quantité suffisante pour tomber sur le sol. Notez que cette hémorragie microscopique se produit dans toute la peau, qui est déjà ainsi lésée dans son ensemble, en quelque sorte endolorie, attendrie, pour tous les coups futurs. Mais passons. Voici Judas et les valets du temple, armés de glaives et de bâtons ; ils ont des lanternes et des cordes. Comme le procès criminel doit être jugé par le procurateur, ils ont obtenu un peloton de la cohorte romaine ; le tribun de l'Antonia les accompagne, afin d'assurer l'ordre. Le tour des Romains n'est pas encore venu ; ils sont là derrière ces fanatiques, distants et méprisants. Jésus se met en avant; un mot de Lui suffit à renverser Ses agresseurs, dernière manifestation de Son pouvoir, avant qu'Il s'abandonne à la Volonté divine. Le brave Pierre en a profité pour amputer l’oreille de Malchus et, miracle dernier, Jésus l'a ressoudée. Mais la bande hurlante s'est ressaisie, a garrotté le Christ ; elle L'emmène, sans aménité, on peut le croire, laissant filer les comparses. C'est l'abandon, tout au moins apparent. Jésus sait bien que Pierre et Jean Le suivent « a longe » et que Marc n'échappera à l'arrestation qu'en s'enfuyant tout nu, laissant aux gardes le drap qui l'enveloppait.    Mais les voici devant Caïphe et le sanhédrin. Nous sommes en pleine nuit, il ne peut s'agir que d'une instruction préalable. Jésus refuse de répondre : Sa doctrine, Il l'a prêchée ouvertement. Caïphe est désorienté, furieux et l'un de ses gardes, traduisant ce dépit, lance un grand coup dans la figure du prévenu : « sic respondes pontifici ! » Ceci n'est rien ; Il faut attendre le matin, pour une audition de témoins. Jésus est entraîné hors de la salle ; dans la cour, Il voit Pierre qui L'a renié par trois fois et, d'un regard, Il lui pardonne. On Le traîne dans quelque salle basse et la canaille des valets va s'en donner à cœur joie contre ce faux prophète (dûment garrotté) qui tout à l'heure encore les a jetés à terre par on ne sait quelle sorcellerie. On l'accable de gifles et de coups de poing, on Lui crache au visage, et, puisqu'aussi bien il n'y a pas moyen de dormir on va s'amuser un peu. Un voile sur Sa tête, et chacun y va de son coup; les soufflets retentissent et ces brutes ont la main lourde : « Prophétise; dis-nous, Christ, qui t'a frappé ». Son corps est déjà tout endolori, Sa tête sonne comme une cloche, des vertiges Le prennent... et Il se tait. D'un mot, Il pourrait les anéantir « et non aperuit os suum ». Cette racaille finit par se lasser et Jésus attend. Au petit jour, deuxième audience, défilé lamentable de faux témoins qui ne prouvent rien. Il faut qu'Il se condamne Lui-même, en affirmant Sa filiation divine et ce bas histrion de Caïphe proclame le blasphème en déchirant ses vêtements. Oh, rassurez-vous ; ces bons Juifs prudents et peu portés à la dépense ont une fente toute préparée et légèrement recousue, qui peut servir un grand nombre de fois. Il n'y a plus qu'à obtenir de Rome la condamnation à mort qu'elle s'est réservée dans ce pays de protectorat. Jésus, déjà harassé de fatigue et tout moulu de coups, va être traîné à l'autre bout de Jérusalem, dans la ville haute, à la tour Antonia, sorte de citadelle, d'où la majesté romaine assure l'ordre dans la cité trop effervescente à son gré. La gloire de Rome est représentée par un malheureux fonctionnaire, petit romain de la classe des chevaliers, parvenu trop heureux d'exercer ce commandement difficile sur un peuple fanatique, hostile et hypocrite, très soucieux de garder sa place, coincé entre les ordres impératifs de la métropole et les menées sournoises de ces Juifs souvent très bien en cour auprès des Empereurs. En résumé, c'est un pauvre homme. Il n'a qu'une religion, s'il en a une, celle de Divus Caesar. C'est le produit médiocre de la civilisation barbare, de la culture matérialiste. Mais comment trop lui en vouloir ? Il est ce qu'on l'a fait ; la vie d'un homme a pour lui peu de prix, surtout si ce n'est pas un citoyen romain. La pitié ne lui a pas été enseignée et il ne connaît qu'un devoir : maintenir l'ordre. (Ils se figurent à Rome que c'est commode !) Tous ces Juifs querelleurs, menteurs et superstitieux avec tous leurs tabous et leur manie de se laver pour rien, leur servilité et leur insolence et ces lâches dénonciations au Ministère contre un Administrateur colonial qui agit de son mieux, tout cela le dégoûte. Il les méprise... et il les craint. Jésus, tout au contraire (dans quel état pourtant paraît-Il devant lui, couvert d'ecchymoses et de crachats), Jésus lui en impose et lui est sympathique. Il va faire tout ce qu'il peut pour Le tirer des griffes de ces énergumènes « et quaerebat dimittere illum » : Jésus est Galiléen ; passons-Le à cette vieille canaille d'Hérode, qui joue les roitelets nègres et se prend pour quelqu'un.  Mais Jésus méprise ce renard et ne lui répond mot. - Le voici revenu, avec la tourbe qui hurle et ces insupportables pharisiens qui piaillent sur un ton suraigu en agitant leurs barbiches. Odieux ces palabres! Qu'ils restent dehors, puisqu'aussi bien ils se croiraient souillés, rien qu'à entrer dans un prétoire romain. Pontius interroge ce pauvre homme, qui l'intéresse. Et Jésus ne le méprise pas. Il a pitié de son ignorance invincible ; Il lui répond avec douceur et tente même de l'instruire. - Ah, s'il n'y avait que cette canaille qui hurle dehors, une bonne sortie de la cohorte ferait vite « cum gladio » taire les plus braillards et s'égailler les autres. Il n'y a pas si longtemps que j'ai fait massacrer dans le temple quelques Galiléens un peu trop excités. Oui, mais ces sanhédrites sournois commencent à insinuer que je ne suis pas l'ami de César, et avec ça il n'y a pas à plaisanter ? Et puis, mehercle; que signifient toutes ces histoires de Roi des Juifs, de Fils de Dieu et de Messie ? Si Pilate avait lu les Ecritures, peut-être serait-il un autre Nicodème, car Nicodème aussi est un lâche ; mais c'est la lâcheté qui va rompre les digues. Cet homme est bien un Juste : je le fais flageller (oh, logique romaine!) peut-être que ces brutes auront quelque pitié. Mais moi aussi je suis un lâche ; car si je m'attarde à plaider pour ce Quirite lamentable, ce n'est que pour retarder ma douleur. « Tunc ergo apprehendit Pilatus Jesum et flagellavit ». Les soldats de garde emmènent Jésus dans l'atrium du prétoire et appellent à la rescousse toute la cohorte ; les distractions sont rares dans ce pays d'occupation. Pourtant le Seigneur a souvent manifesté une spéciale sympathie pour les militaires. Comme Il a admiré la confiance et l'humilité de ce centurion et son affectueuse sollicitude pour son serviteur qu'Il a guéri ! (Rien ne m'ôtera la conviction que c'était l'ordonnance de ce lieutenant d'infanterie coloniale.) Et tout à l’heure, ce sera le centurion de garde au Calvaire qui, le premier, proclamera Sa divinité. La cohorte semble prise d'un délire collectif, que Pilate n'a pas prévu. Satan est là, qui leur souffle la haine. Mais il suffit. Plus de discours, rien que des coups et tâchons d'aller jusqu'au bout. Ils Le déshabillent et L'attachent tout nu à une colonne de l'atrium. Les bras sont tirés en l'air et les poignets liés en haut du fût. La flagellation se fait avec des lanières multiples, sur lesquelles sont fixées, à quelque distance de l'extrémité libre, deux balles de plomb ou des osselets. (C'est du moins à ce genre de flagrum que répondent les stigmates du Saint Linceul). Le nombre de coups est fixe à 39 par la loi hébraïque. Mais les bourreaux sont des légionnaires déchaînés ; ils iront jusqu'aux limites de la syncope. En fait, les traces du Linceul sont innombrables et presque toutes sur la face postérieure ; le devant du corps est contre la colonne. On les voit sur les épaules, sur le dos, les reins. Les coups de fouet descendent sur les cuisses, sur les mollets ; et là, l'extrémité des lanières, au delà des balles de plomb encercle le membre et vient marquer son sillon jusque sur la face antérieure.Les bourreaux sont deux, un de chaque côté, de taille inégale (tout ceci se déduit de l'orientation des traces du Linceul). Ils frappent à coups redoublés, avec un grand ahan. Aux premiers coups, les lanières laissent de longues traces livides, de longs bleus d'ecchymose  sous-cutanée. Rappelez-vous que la peau a été déjà modifiée, endolorie par les millions de petites hémorragies intradermiques de la sueur de sang. Les balles de plomb marquent davantage. Puis, la peau, infiltrée de sang, attendrie, se fend sous de nouveaux coups. Le sang jaillit ; des lambeaux se détachent et pendent. Toute la face postérieure n'est plus qu'une surface rouge, sur laquelle se détachent de grands sillons marbrés ; et, çà et là, partout, les plaies plus profondes dues aux balles de plomb. Ce sont ces plaies en forme d'haltère (les deux balles et la lanière entre les deux) qui s'imprimeront sur le Linceul. A chaque coup, le corps tressaille d'un soubresaut douloureux. Mais Il n'a pas ouvert la bouche et ce mutisme redouble la rage satanique de Ses bourreaux. Ce n'est plus la froide exécution d'un ordre judiciaire ; c'est un déchaînement de démons. Le sang ruisselle des épaules jusqu'à terre (les larges dalles en sont couvertes) et s'éparpille en pluie, des fouets relevés, jusque sur les rouges chlamydes des spectateurs. Mais bientôt les forces du supplicié défaillent ; une sueur froide inonde Son front ; la tête Lui tourne d'un vertige nauséeux ; des frissons Lui courent le long de l'échine, Ses jambes se dérobent sous Lui et, s'Il n'était lié très haut par les poignets, Il s'écroulerait dans la mare de sang. - Son compte est bon, bien qu’on n'ait pas compté. Après tout on n'a pas reçu l'ordre de le tuer sous le fouet. Laissons-Le se remettre ; on peut encore s'amuser. Ah ce grand nigaud prétend qu'il est roi, comme s'il en était sous les aigles romaines, et roi des Juifs encore, comble de ridicule ! Il a des ennuis avec ses sujets ; qu'à cela ne tienne, nous serons ses fidèles. Vite un manteau, un sceptre. On l'a assis sur une base de colonne (pas très solide la Majesté !) Une vieille chlamyde de légionnaire sur les épaules nues lui confère la pourpre royale ; un gros roseau dans sa main droite et ce serait tout à fait ça, s'il n'y manquait une couronne ; quelque chose d'original ! (Dans dix-neuf siècles, elle Le fera reconnaître, cette couronne, qu'aucun crucifié n'a portée). Dans un coin, un fagot de bourrées, de ces arbrisseaux qui foisonnent dans les buissons de la banlieue. C'est souple et ça porte de longues épines, beaucoup plus longues, plus aiguës et plus dures que l'acacia. On en tresse avec précaution, aïe, ça pique, une espèce de fond de panier, qu'on Lui applique sur le crâne. On en rabat les bords et avec un bandeau de joncs tordus, on enserre la tête entre la nuque et le front. Les épines pénètrent dans le cuir chevelu et cela saigne. (Nous savons, nous chirurgiens, combien cela saigne, un cuir chevelu.) Déjà le crâne est tout englué de caillots ; de longs ruisseaux de sang ont coulé sur le front, sous le bandeau de jonc, ont inondé les longs cheveux tout emmêlés et ont rempli la barbe.La comédie  d'adoration a commencé. Chacun tour, de rôle vient fléchir le genou devant Lui, avec une affreuse grimace, suivie d'un grand soufflet : « Salut, roi des juifs! » Mais Lui ne répond rien. Sa pauvre figure ravagée et pâlie n'a pas un mouvement. Ce n'est vraiment pas drôle! Exaspérés, les fidèles sujets Lui crachent au visage. « Tu ne sais pas tenir ton sceptre, donne. » Et pan, un grand coup sur le chapeau d'épines, qui s'enfonce un peu plus ; et horions de pleuvoir. Je ne me rappelle plus ; serait-ce un de ces légionnaires, ou bien l'a-t-il reçu des gens du sanhédrin ? Mais je vois à présent qu'un grand coup de bâton donné obliquement a laissé sur la joue une horrible plaie contuse, et que Son grand nez sémitique, si noble, est déformé par une fracture de l'arête cartilagineuse. Le sang coule de ses narines dans Ses moustaches. Assez, mon Dieu ! Mais voici que revient Pilate, un peu inquiet du prisonnier : qu'en auront fait ces brutes ? Aïe, ils l'ont bien arrangé. Si les Juifs ne sont pas contents ! Il va Le leur montrer au balcon du prétoire, dans Sa tenue royale, tout étonné lui-même de ressentir quelque pitié, pour cette loque humaine. Mais il a compté sans la haine : « Tolle, crucifige ! » Ah les démons ! Et l'argument terrible pour lui : « Il s'est fait roi ; si tu l'absous, tu n'es pas l'ami de César. » Alors, le lâche s'abandonne et se lave les mains. Mais, comme l'écrira saint Augustin, ce n'est pas toi, Pilate, qui L'as tué, mais bien les Juifs, avec leurs langues acérées ; et en comparaison d'eux, tu es toi-même beaucoup plus innocent. On lui arrache la chlamyde, qui a déjà collé à toutes Ses blessures. Le sang recoule ; Il a un grand frisson. On lui remet Ses vêtements qui se teintent de rouge. La croix est prête, on la Lui charge sur les épaules. Par quel miracle d'énergie peut-Il rester debout sous ce fardeau? Ce n'est en réalité, pas toute la croix, mais seulement la grosse poutre horizontale, le patibulum, qu'Il doit porter jusqu'au Golgotha, mais cela pèse encore près de 50 kilos. Le pieu vertical, le stipe, est déjà planté au Calvaire.Et la marche commence, pieds nus dans des rues au sol raboteux semé de cailloux. Les soldats tirent sur les cordes qui Le lient, soucieux de savoir s'Il ira jusqu'au bout. Deux larrons Le suivent en même équipage. La route heureusement n'est pas très longue, environ 600 mètres et la colline du Calvaire est presqu'en dehors de la porte d'Ephraïm. Mais le trajet est très accidenté, même à l'intérieur des remparts. Jésus, péniblement, met un pied devant l'autre, et souvent Il s'effondre. Il tombe sur les genoux qui ne sont bientôt qu'une plaie. Les soldats d'escorte Le relèvent, sans trop Le brutaliser . ils sentent qu'Il pourrait très bien mourir en route.   Et toujours cette poutre, en équilibre sur l'épaule, qui la meurtrit de ses aspérités et qui semble vouloir y pénétrer de force. Je sais ce que c'est : j'ai coltiné jadis, au 5e Génie, des traverses de chemin de fer, bien rabotées, et je connais cette sensation de pénétration dans une épaule ferme et saine. Mais Lui, Son épaule est couverte de plaies, qui se rouvrent et s'élargissent et se creusent à chaque pas. Il est épuisé. Sur Sa tunique sans couture une tache énorme de sang va toujours en s'élargissant et s'étend jusque sur le dos. Il tombe encore et cette fois de tout son long ; la poutre Lui échappe ; va-t-Il pouvoir Se relever ? Heureusement vient à passer un homme, retour des champs, ce Simon de Cyrène, qui tout comme ses fils Alexandre et Rufus, sera bientôt un bon chrétien. Les soldats le réquisitionnent pour porter cette poutre ; il ne demande pas mieux le brave homme ; oh, comme je le ferais bien ! Il n'y a plus finalement que la pente du Golgotha à gravir et, péniblement, on arrive au sommet. Jésus s'affaisse sur le sol et la crucifixion commence.Oh, ce n'est pas très compliqué les bourreaux savent leur métier. Il faut d'abord Le mettre à nu. Les vêtements de dessus c'est encore facile. Mais la tunique, intimement, est collée à Ses plaies, pour ainsi dire à tout son corps et ce dépouillement est simplement atroce. Avez-vous jamais enlevé un premier pansement mis sur une large plaie contuse et desséché sur elle ? Ou avez-vous subi vous-même cette épreuve qui nécessite parfois l'anesthésie générale ? Si oui, vous pouvez savoir un peu de quoi il s'agit. Chaque fil de laine est collé à la surface dénudée, et, quand on le soulève, il arrache une des innombrables terminaisons nerveuses mises à nu dans la plaie. Ces milliers de chocs douloureux s'additionnent et se multiplient, chacun augmentant pour la suite la sensibilité du système nerveux. Or, il ne s'agit pas ici d'une lésion locale, mais de presque toute la surface du corps, et surtout de ce dos lamentable. Les bourreaux pressés y vont rudement. Peut-être cela vaut-il mieux, mais comment cette douleur aiguë, atroce, n'entraîne-t-elle pas la syncope ? Comme il est évident que, d'un bout à l'autre, Il domine, Il dirige Sa Passion. Le sang ruisselle à nouveau. On L'étend sur le dos. Lui a-t-on laissé l'étroite ceinture que la pudeur des juifs conserve aux suppliciés ? J’avoue que je ne sais plus : cela a si peu d'importance ; dans tous les cas,  en Son Linceul, Il sera nu. Les plaies de son dos, des  cuisses et des mollets s'incrustent de poussière et de menus graviers. On l'a mis au pied du stipe, les  épaules couchées sur le patibulum. Les bourreaux prennent les mesures. Un coup de tarière, pour  amorcer les trous des clous, et l'horrible chose commence. Un aide allonge l’un des bras, la paume en haut. Le bourreau prend son clou (un long clou pointu et carré, qui, près de sa grosse tête, est large de huit millimètres), il le pique sur le poignet, dans ce pli antérieur, qu'il connaît d'expérience. Un seul coup de son gros marteau : le clou est déjà fiché dans le bois, où quelques pan-pan énergiques le fixent solidement. Jésus n'a pas crié, mais Son visage horriblement s'est contracté. Mais, surtout, j'ai vu au même instant Son pouce, d'un mouvement violent, impérieux, se mettre en opposition dans la paume : Son nerf médian a été touché. Mais, alors, je ressens ce qu'Il a éprouvé : une douleur indicible, fulgurante, qui s'est éparpillée dans Ses doigts, a jailli, comme un trait de feu, jusqu'à Son épaule et éclaté dans Son cerveau. C'est la douleur la plus insupportable qu'un homme puisse éprouver, celle que donne la blessure des gros troncs nerveux. Presque toujours elle entraîne la syncope et c'est heureux. Jésus n'a pas voulu perdre Sa connaissance. Encore, si le nerf était entièrement coupé. Mais non, j'en ai l'expérience, il n'est que partiellement détruit ; la plaie du tronc nerveux reste en contact avec ce clou, et sur lui, tout à l'heure, quand le corps sera suspendu, il sera fortement tendu comme une corde à violon sur son chevalet. Et il vibrera à chaque secousse, à chaque mouvement, réveillant la douleur horrible. Il en a pour trois heures. L'autre bras est tiré par l'aide ; les mêmes gestes se répètent, et les mêmes douleurs. Mais cette fois, songez-y bien, Il sait ce qui l'attend. Il est maintenant fixé sur le patibulum, qu'Il suit étroitement des deux épaules et des deux bras. Il a déjà forme de croix comme Il est grand ! Allons, debout ! Le bourreau et son aide empoignent les bouts de la poutre et redressent le condamné, assis d'abord et puis debout et puis, Le reculant, L'adossent au poteau. Mais c'est, hélas, en tiraillant sur Ses deux mains clouées (Oh, Ses médians!) D'un grand effort, à bout de bras, mais le stipe n'est pas très haut, rapidement, car c'est bien lourd, ils accrochent d'un geste adroit le patibulum en haut du stipes. A son sommet, deux clous fixent le titulus trilingue. Le corps tirant sur les bras, qui s'allongent obliques, s'est un peu affaissé. Les épaules blessées par les fouets et par le portement de croix ont raclé douloureusement le rude bois. La nuque, qui dominait le patibulum, l'a heurté en passant, pour s'arrêter en haut du pieu. Les pointes acérées du grand chapeau d'épines ont déchiré le crâne encore plus profond. Sa pauvre tête penche en avant, car l'épaisseur de Sa couronne l'empêche de reposer sur le bois; et chaque fois qu'Il la redresse, Il en réveille les piqûres. Le corps, pendant, n'est soutenu que par les clous plantés dans les deux carpes (oh, les médians!). Il pourrait tenir sans rien d'autre. Le corps ne se déplace pas en avant. Mais la règle est de fixer les pieds. Pour ce, pas besoin de console ; on fléchit les genoux, et l'on étend les pieds à plat sur le bois du stipe. Pourquoi, puisque c'est inutile, donner à faire au charpentier ? Ce n'est certes pas pour soulager la peine du crucifié. Le pied gauche à plat sur la croix. D'un seul coup (le marteau, le clou s'enfonce en son milieu (entre les deuxième et troisième métatarsiens). L'aide fléchit aussi l'autre genou et le bourreau ramenant le pied gauche devant le droit que l'aide tient à plat, d'un second coup, au même endroit, il perfore ce pied. Tout cela est facile, et puis à grands ahans, le clou est poussé dans le bois. Ici, merci mon Dieu, rien qu'une douleur bien banale, mais le supplice à peine a commencé. A deux hommes, tout le travail n'a guère duré plus de deux minutes et les plaies ont fort peu saigné. On s'affaire alors auprès des deux larrons ; pour ceux-là des cordes suffisent, et les trois gibets sont garnis face à la ville déicide. N'écoutons pas tous ces Juifs triomphants, qui insultent à Sa douleur. Il leur a déjà pardonné, car ils ne savent ce qu'ils font. Jésus, d'abord, s'est affaissé. Après tant de tortures, pour un corps épuisé, cette immobilité semble presque un repos, coïncidant avec une baisse de Son tonus vital. Mais Il a soif. Oh, il ne l'a pas encore dit ; avant de se coucher sur la poutre, Il a refusé la potion analgésique, vin mêlé de myrrhe et de fiel, que préparent les charitables femmes de Jérusalem. Sa souffrance Il la veut entière ; Il sait qu'Il la dominera. Il a soif. Oui, « Adhaesit lingua mea faucibus meis ». Il n'a rien bu ni rien mangé depuis hier au soir. Il est midi. Sa sueur de Gethsémani, toutes Ses fatigues, la grosse hémorragie du prétoire et les autres et même ce peu qui coule de ses plaies, tout cela Lui a soustrait une bonne partie de Sa masse sanguine. Il a soif. Ses traits sont tirés, Sa figure hâve est sillonnée de sang qui se coagule partout. Sa bouche est entr'ouverte et Sa lèvre inférieure déjà commence à pendre ? Un peu de salive coule dans Sa barbe, mêlée au sang issu de Son nez écrasé. Sa gorge est sèche et embrasée, mais Il ne peut plus déglutir. Il a soif. Dans cette face tuméfiée, toute sanglante et déformée, comment pourrait-on reconnaître le plus beau des enfants des hommes ? « Vermis sum et non homo ». Elle serait affreuse, si l'on n'y voyait pas malgré tout resplendir la majesté sereine du Dieu qui veut sauver Ses frères. Il a soif. Et tout à l'heure Il le dira, pour accomplir les Ecritures. Et un grand benêt de soldat, voilant sa compassion sous une raillerie, imbibant une éponge de sa posca acidulée, acetum, disent les Evangiles, la Lui tendra au bout d'un roseau. En boira-t-il seulement une goutte ? On a dit que le fait de boire détermine chez ces pauvres suppliciés une syncope mortelle. Comment, après avoir reçu l'éponge, pourra-t-il donc parler encore deux ou trois fois ? Non, non, Il mourra à Son heure. Il a soif. Et cela vient de commencer. Mais, au bout d'un moment, un phénomène étrange se produit. Les muscles de Ses bras se raidissent d'eux-mêmes, en une contracture, qui va s'accentuant ; Ses deltoïdes, Ses biceps sont tendus et saillants, Ses doigts s'incurvent en crochets. Des Crampes ! Vous avez tous, peu ou prou, senti cette douleur progressive et aiguë, dans un mollet, entre deux côtes, un peu partout. Il faut, toute affaire cessante, détendre en l'allongeant ce muscle contracté. Mais regardons ! Voici maintenant aux cuisses et aux jambes les mêmes saillies monstrueuses, rigides, et les orteils qui se recourbent. On dirait un blessé atteint de tétanos, en proie à ces horribles crises, que l'on ne peut pas oublier. C'est ce que nous appelons la tétanie, quand les crampes se généralisent ; et voici que c'est fait. Les muscles du ventre se raidissent en vagues figées ; puis les intercostaux, puis les muscles du cou et les muscles respiratoires. Son souffle peu à peu est devenu plus court, superficiel. Ses côtes, déjà soulevées par la traction des bras, se sont encore surélevées ; l'épigastre se creuse et aussi les salières au-dessus des clavicules. L'air entre en sifflant mais ne sort presque plus. Il respire tout en haut, inspire un peu, ne peut plus expirer. Il a soif d'air. (C'est comme un emphysémateux en pleine crise d'asthme.) Sa figure pâle a peu à peu rougi ; elle a passé au violet pourpre et puis au bleu. Il asphyxie. Ses poumons gorgés d'air ne peuvent plus se vider. Son front est couvert de sueur, Ses yeux exorbités chavirent. Quelle atroce douleur doit marteler son crâne ! Il va mourir. Eh bien, tant mieux. N'a-t-Il donc pas assez souffert ? Mais non, son heure n'est pas venue. Ni la soif ni l'hémorragie, ni l'asphyxie, ni la douleur n'auront raison du Dieu Sauveur et s'Il meurt avec ces symptômes, Il ne mourra vraiment que parce qu'Il le veut bien, « habens in potestate ponere animam suam et recipere eam ». Et c'est ainsi qu'Il ressuscitera. Alléluia !  Que se passe-t-il donc ? Lentement, d'un effort surhumain, Il a pris point d'appui sur le clou de Ses pieds, oui, sur Ses plaies. Les cous-de-pied et les genoux s'étendent peu à peu et le corps, par à-coups remonte, soulageant la traction des bras (cette traction qui était de plus de 90 kilos sur chaque main.) Alors, voici que de lui-même, le phénomène diminue, la tétanie régresse, les muscles se détendent, tout au moins ceux de la poitrine. La respiration devient plus ample et redescend, les poumons se dégorgent et bientôt la figure a repris sa pâleur d'avant. Pourquoi tout cet effort ? C'est qu'Il veut nous parler « Pater dimitte illis ». Oh oui, qu'Il nous pardonne, à nous qui sommes ses bourreaux. Mais au bout d'un instant, Son corps commence à redescendre... et la tétanie va reprendre. Et chaque fois qu'Il parlera (nous avons retenu au moins sept de ses phrases) et chaque fois qu'Il voudra respirer, il Lui faudra se redresser, pour retrouver Son souffle, en se tenant debout sur le clou de Ses pieds. Et chaque mouvement retentit dans Ses mains, en douleurs indicibles (oh, Ses médians!) C'est l'asphyxie périodique du malheureux qu'on étrangle et qu'on laisse reprendre vie, pour l'étouffer en plusieurs fois. A cette asphyxie Il ne peut échapper, pour un moment, qu'au prix de souffrances atroces et par un acte volontaire. Et cela va durer trois heures. Mais mourez donc, mon Dieu ! Je suis là au pied de la croix, avec Sa Mère et Jean et les femmes qui Le servaient. Le centurion, un peu à part, observe avec une attention déjà respectueuse. Entre deux asphyxies, Il se dresse et Il parle : « Fils, voici votre Mère ». Oh oui, chère Maman, qui depuis ce jour-là nous avez adoptés ! Un peu plus tard ce pauvre bougre de larron s'est fait ouvrir le paradis. Mais, quand donc mourrez-vous, Seigneur ! Je sais bien, Pâques vous attend et votre corps ne pourrira pas, comme les nôtres. Il est écrit: « Non dabis sanctum luum videre corruptionem ». Mais, mon pauvre Jésus (excusez le chirurgien), toutes vos plaies sont infectées ; elles le seraient d'ailleurs à moins. Je vois distinctement sur elles suinter une lymphe blonde, et transparente, qui se collecte au point déclive en une croutelle cireuse. Sur les plus anciennes déjà des fausses membranes se forment, qui sécrètent un seropus. Il est écrit aussi : « Putruerunt et corruptae sunt cicatrices meae ». Un essaim de mouches affreuses, de grosses mouches vert et bleu, comme on en voit aux abattoirs et aux charniers, tourbillonne autour de Son corps ; et brusquement elles s'abattent sur l'une ou l'autre plaie, pour en pomper le suc et y pondre leurs œufs. Elles s'acharnent au visage ; impossible de les chasser. Par bonheur, depuis un moment le ciel s'est obscurci, le soleil s'est caché ; il fait soudain très froid. Et ces filles de Béelzéboul ont peu à peu quitté la place.  Bientôt trois heures. Enfin! Jésus lutte toujours. De temps en temps, Il se redresse. Toutes Ses douleurs, Sa soif, Ses crampes, l'asphyxie et les vibrations de Ses deux nerfs médians ne Lui ont pas arraché une plainte. Mais, si Ses amis sont bien là, Son Père, et c'est l'ultime épreuve, Son Père semble l'avoir abandonné. « Eli, Eli,lammasabachtani ? »  Il sait maintenant qu'Il s'en va. Il crie « Consumatum est ». La coupe est vide, la tâche est faite. Puis, de nouveau se redressant et comme pour nous faire entendre qu'Il meurt de par Sa volonté « iterum clamans voce magna » : Mon Père, dit-Il, je remets mon âme entre Vos mains (habens in potestate ponere animam suam). Il est mort quand Il l'a voulu. Et qu'on ne me parle plus de théories physiologiques!    « Laudato si Missignore per sora nostra morte corporale ! » Oh oui, Seigneur, soyez loué, pour avoir bien voulu mourir. Car nous n'en pouvions plus. Maintenant tout est bien. Dans un dernier soupir, Votre Tête vers moi, lentement, s'est penchée, droit devant Vous, Votre menton sur le sternum. Je vois à présent bien en face Votre visage détendu, rasséréné, que malgré tant d'affreux stigmates illumine la majesté très douce de Dieu qui est toujours là. Je me suis affalé à genoux devant Vous, baisant Vos pieds troués, où le sang coule encore, en se coagulant vers les pointes. La rigidité cadavérique Vous a saisi brutalement, comme le cerf forcé à la course. Vos jambes sont dures comme l'acier... et brûlantes. Quelle température inouïe Vous a donné cette tétanie?    La terre a tremblé; que m'importe ? et le soleil s'est éclipsé. Joseph est allé réclamer Votre corps à Pilate, qui ne le refusera pas. Il hait ces Juifs, qui l'ont forcé à Vous tuer ; cet écriteau sur Votre Tête proclame bien haut sa rancune « Jésus, roi des Juifs », et crucifié comme un esclave ! Le centurion est allé faire son rapport, après Vous avoir, le brave homme, proclamé le vrai Fils de Dieu. Nous allons Vous descendre et ce sera facile, une fois les pieds décloués. Joseph et Nicodème décrocheront la poutre du stipe. Jean Votre bien aimé Vous portera les pieds ; à deux autres, avec un drap tordu en corde nous soutiendrons Vos reins. Le linceul est prêt, sur la pierre ici tout près, face au sépulcre ; et là, tout à loisir, on déclouera Vos mains. Mais qui vient là ?  Ah oui, les Juifs ont dû demander à Pilate qu'on débarrasse la colline de ces gibets qui offensent la vue et souilleraient la fête de demain. Race de vipères qui filtrez le moucheron et déglutissez le chameau ! Des soldats brisent à grands coups de barre de fer les cuisses des larrons. Ils pendent maintenant lamentablement et, comme ils ne peuvent plus se soulever sur les cordes des jambes, la tétanie et l'asphyxie les auront bientôt achevés. Mais rien à faire ici pour vous! « Os non comminuetis ex eo ». Laissez-nous donc en paix ; ne voyez-vous pas qu'Il est mort ? - Sans doute, disent-ils. Mais quelle idée a pris l'un d'eux ? D'un geste tragique et précis, il a levé la hampe de sa lance et, d'un seul coup oblique au côté droit, il l'enfonce profondément. Oh pourquoi ? « Et aussitôt, de la plaie est sorti du sang et de l'eau ». Jean l'a bien vu et moi aussi, et nous ne saurions mentir : un large flot de sang liquide et noir, qui a jailli sur le soldat et peu à peu coule en bavant sur la poitrine, en se coagulant par couches successives. Mais, en même temps, surtout visible sur les bords, a coulé un liquide clair et limpide comme de l'eau. Voyons, la plaie est au-dessous et en dehors du mamelon, le coup oblique. C'est donc le sang de l'oreillette et l'eau sort de Son péricarde. Mais alors, mon pauvre Jésus, Votre cœur était tout, cette douleur angoissante et cruelle du cœur serré dans un étau.  N'était-ce pas assez de ce que nous voyions ? Est-ce pour que nous le sachions que cet homme a commis son agression bizarre ? Peut-être aussi les Juifs auraient-ils prétendu que Vous n'étiez pas mort mais évanoui ; Votre résurrection demandait donc ce témoignage. Merci, soldat, merci, Longin ; tu mourras un jour en martyr chrétien.  Et ; maintenant, lecteur, remercions Dieu, qui m'a donne la force d'écrire cela jusqu'au bout ; non pas sans larmes ! Toutes ces douleurs effroyables, que nous avons vécues en Lui, Il les a toute sa vie prévues, préméditées, voulues, dans Son Amour pour racheter toutes nos fautes. « Oblatus est quia ipse voluit ». Il a dirigé toute Sa Passion, sans éviter une torture ; en acceptant les conséquences physiologiques, mais sans être dominé par elles Il est mort quand et comme et parce qu'Il l'a voulu. Jésus est en agonie jusqu'à la fin des temps. Il est juste, il est bon de souffrir avec Lui et de Le remercier, quand Il nous envoie la douleur, de nous associer à la Sienne. Il nous faut achever, comme l'écrit Saint Paul, ce qui manque à la Passion du Christ, et, avec Marie, Sa Mère et notre Mère, accepter joyeusement, fraternellement notre Compassion.
O Jésus, qui n'avez pas eu pitié de Vous-même, qui êtes Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur.  

Laus Christo. Circoncision 1940.
Docteur Pierre BARBET, Chirurgien de l'Hôpital Saint-Joseph de Paris.

1 Voir : Les cinq plaies du Christ, Etude anatomique et expérimentale, par le Docteur Pierre Barbet.
Procure du Carmel de l'Action de grâce, 85, rue des Saints-Pères. PARIS (VII.).

2 Docteur Le Bec « Le supplice de la croix ». Etude physiologique de la Passion, déjà ancienne, où mon ancien collègue de Saint-Joseph a fait preuve d'une prescience étonnante. Mes expériences ont confirmé et précisé la plupart de ses vues. A ce que J'ai apporté de nouveau, il à donné une adhésion enthousiaste, qui m'est précieuse.


La Passion et le Sang du Fils ont éteint la grande colère de DIEU sur l'humanité d'il y a deux mille ans, mais, malgré ce Sacrifice Divin, les hommes, depuis, continuent leurs offenses et depuis le XXème siècle de plus en plus ouvertement et avec des moyens de plus en plus puissants, rapides et planétaires. Actuellement, avec les progrès techniques accroissant abominablement la dégénérescence spirituelle et la puissance de la rébellion des hommes à l'encontre de leur Créateur, la colère du TOUT-PUISSANT est de nouveau à son comble. Et le Christ ne reviendra pas cette fois pour assumer un nouveau Sacrifice pour nous. S'il y a nouveau sacrifice pour Lui, c'est, par obéissance au Père, venir juger le monde maintenant et séparer les brebis des boucs, l'ivraie du bon grain, pour le bonheur ou le malheur, la récompense ou la punition des âmes (seule l'âme est importante). Oui, nous allons payer nos fautes et boire la coupe jusqu'à la lie. Mais les âmes des amoureux de DIEU, ceux qui l'aiment sincèrement dans la Plénitude de Sa Trinité sans offenser Son Corps et Son Sang, seront sauvées.....

Sur internet on trouve de nombreux sites pour télécharger gratuitement et entièrement toutes les visions de la Bienheureuse Religieuse Anne Catherine Emmerich, mais si vous préférez lire tranquillement en méditant et confortablement installé, alors prenez un bon livre. Vous pouvez vous le procurer, par exemple, auprès des Editions Pierre TÉQUI à 75006 Paris, 82 rue Bonaparte.

Mon DIEU, pardon... pardon...

Dans Tes angoisses et Ta sueur de Sang, j'étais là..... Dans Ton arrestation violente, les coups, les liens, les crachats, les insultes, j'étais là.... Dans les accusations mensongères, le faux jugement, les fouets acérés de l'horrible flagellation, j'étais là.... Dans le bois de la Croix si lourd à porter, les chutes, les hurlements méchants de la foule, j'étais là.... Dans Ta Crucifixion, la chute de la Croix dans son trou au sol, le vinaigre, les quolibets ignobles, les souffrances de Ta Très Sainte Mère et Ton dernier râle, j'étais là ! J'étais là ! ....Oui, j'étais là, avec tous mes péchés, mes faiblesses, mes doutes, mes hésitations, mes chutes et mes trahisons... O mon DIEU chéri, pardon, pardon ! .....et chaque jour de ma vie je Te dis merci !

Tout catholique doit donc porter le Crucifix, d'autant plus le Clergé.

Le Crucifix, petit ou grand, ne devrait pas quitter un seul jour tout Catholique digne de ce nom.....

Pourtant beaucoup de nos Prêtres et Prélats, horreur et damnation, ne le portent plus....! Une croix, minuscule et à moitié cachée peut-être, ou très souvent non latine, (la croix non latine, sur laquelle DIEU Crucifié ne peut même pas être représenté pour Sa Gloire et pour une continuelle compassion pour Ses souffrances est une absence de Croix, une fausse croix chrétienne et un mépris de la Passion dans l'amour du Monde.....), mais le Crucifix, la Croix avec le Divin Crucifié, horreur, répugnance, surtout pas ! Un vieux Prêtre à qui l'on demandait pourquoi il ne portait jamais la moindre Croix (pas question du Crucifix bien sûr !), a répondu sèchement : "Mon patron l'a portée une heure, çà suffit !". Quelle tristesse effroyable devant ce blasphème, quel égarement, quel manque total d'amour et de charité pour Notre SEIGNEUR et quelle colère du Père !

Ce n'est pas la Croix seule qui nous sauve et nous rachète (si nous le désirons et agissons en conséquence bien évidemment), mais c'est bien le Crucifié ! Elle L'élève pour qu'Il glorifie le Père et enfante dans le Sang l'Église naissante et pour que nous puissions mieux Le regarder et compatir douloureusement....
Le SEIGNEUR commence même de nous racheter depuis avant la Croix, déjà depuis la terrible Sueur de Sang et même depuis Sa naissance surnaturelle dans la chair pour la Passion dans la Crèche.
La Croix seule sans DIEU le Fils crucifié sur elle, sans l'Agneau Divin, ne représente pas plus que le terrible flagellum, la Couronne d'épines, les clous, les crachats, les violences continuelles, le faux jugement ou les outrages, etc... et particulièrement de nos jours quand elle est minuscule ou non latine, disons-le carrément, quasiment honteuse d'exister.... Elle a été utilisée pour de très nombreux condamnés qui n'étaient pas DIEU le Verbe, DIEU la Vie, DIEU la Vérité et DIEU le Chemin !
La Croix ne peut donc être représentée que portant DIEU Sauveur...

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Sueur de Sang
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Descente aux enfers et Résurrection de JÉSUS - La terrible Passion corporelle de JÉSUS

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