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Témoignage - la Mort
Anne Catherine Emmerich
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Sueur de Sang - Flagellation - Crucifixion - Mort de JÉSUS - Descente de Croix

 La terrible Passion corporelle de JÉSUS

N'oubliez surtout pas la lecture de la page des Paroles essentielles de Notre SEIGNEUR.



Loué soit Jésus-Christ
DESCENTE AUX ENFERS

suivie de la Résurrection de JÉSUS

Extraits des visions de la DOULOUREUSE PASSION de NOTRE SEIGNEUR  JÉSUS-CHRIST selon Anne Catherine Emmerich



image de la Sainte FaceLorsque Jésus, poussant un grand cri, rendit sa très sainte âme, je la vis, semblable à une forme lumineuse, entrer en terre au pied de la Croix ; plusieurs anges, parmi lesquels était Gabriel, l'accompagnaient. Je vis sa Divinité rester unie avec son âme aussi bien qu'avec son corps suspendu sur la Croix : je ne puis exprimer comment cela se faisait (ceci est purement divin, les âmes et l'esprit des créatures étant détachées du corps périssable dès la mort). Le lieu où l'âme de Jésus entra était divisé en trois parties ; c'était comme trois mondes ; j'eus le sentiment qu'ils étaient de forme ronde et que chacun avait sa sphère séparée.

Devant les limbes était un lieu plus clair et plus serein ; c'est là que je vois entrer les âmes délivrées du purgatoire avant qu'elles soient conduites au ciel. Les limbes où se trouvaient ceux qui attendaient une rédemption étaient entourés d'une sphère grisâtre et ébuleuse, et divisés en plusieurs cercles. Le Sauveur, resplendissant de lumière (comme lors de sa transfiguration) et conduit comme en triomphe par les anges, passa entre deux de ces cercles, dont celui de gauche renfermait les patriarches antérieurs à Abraham, celui de droite les âmes de ceux qui avaient vécu depuis Abraham jusqu'à Saint Jean Baptiste. Quand Jésus passa ainsi, ils ne le reconnurent pas encore, mais tout se remplit de joie et de désir, et il y eut comme une dilatation dans ces lieux étroits où ils étaient resserrés. Jésus passa entre eux comme l'air, comme la lumière, comme la rosée de la rédemption, mais avec la rapidité d'un vent impétueux. Il pénétra entre ces deux cercles jusque dans un lieu enveloppé de brouillards, où se trouvaient Adam et Ève ; il leur parla, et ils l'adorèrent avec un ravissement inexprimable. Le cortège du Seigneur, auquel s'était joint le premier couple humain, entra maintenant à gauche dans le cercle des patriarches antérieurs à Abraham ; c'était une espèce de purgatoire : parmi eux se trouvaient çà et là de mauvais esprits qui tourmentais et inquiétaient les âmes de quelques uns. Les anges frappèrent et ordonnèrent d'ouvrir, car il y avait là une entrée, une espèce de porte qui était fermée ; il me sembla que les anges disaient : " Ouvrez les portes " et Jésus entra en triomphe. Les mauvais esprits s'éloignèrent en criant : " Qu'y a-t-il entre toi et nous, que veux-tu faire ici, veux-tu aussi nous crucifier ? " Les anges les enchaînèrent et les chassèrent devant eux. Les âmes qui étaient en ce lieu n'avaient qu'un faible pressentiment et une connaissance obscure de Jésus ; il s'annonça à elles, et elles chantèrent ses louanges. L'âme du Seigneur se dirigea ensuite à droite, vers les limbes, proprement dits ; il y rencontra l'âme du bon larron, conduite par les anges dans le sein d'Abraham, et celle du mauvais larron que les démons menait en enfer. L'âme de Jésus, accompagnée des anges, des âmes délivrées et des mauvais esprits captifs, entra dans le sein d'Abraham.

Ce lieu me parut un peu plus élevé : c'est comme quand on monte de l'église souterraine dans l'église supérieure. Les démons enchaînés résistaient et ne voulaient pas entrer là, mais les anges les y forcèrent. Là, se trouvaient tous les saints israélites ; à gauche, les patriarches, Moïse, les juges et les rois ; à droite, les prophètes, les ancêtres du Christ et ses parents, tels que Joachim, Anne, Joseph, Zacharie, Elisabeth et Jean. Il n'y avait point de mauvais esprits en ce lieu : la seule peine qu'on y éprouvât, était l'ardent désir de l'accomplissement de la promesse, lequel se trouvait maintenant satisfait. Une joie et un bonheur inexprimable entrèrent dans toutes ces âmes, qui saluèrent et adorèrent le Rédempteur. Plusieurs d'entre elles furent envoyées sur la terre pour reprendre momentanément leur corps et rendre témoignage au Sauveur. Ce fut dans ce moment que tant de morts sortirent de leur tombeaux à Jérusalem. Ils m'apparurent comme des cadavres errants, et reposèrent de nouveau leur corps dans la terre, de même qu'un messager de justice dépose son manteau officiel lorsqu'il a rempli l'ordre de ses supérieurs.

Je vis ensuite le cortège triomphal du Sauveur entrer dans une sphère plus profonde, où se trouvaient, dans une espèce de lieu de purification, les pieux païens qui avaient pressenti la vérité et l'avaient désirée. Il y avait de mauvais esprits parmi eux, car ils avaient des idoles. Je vis les démons forcés de confesser leur fraude, et ces âmes adorèrent le Seigneur avec une joie touchante. Les démons furent ici encore enchaînés et emmenés captifs. Je vis aussi Jésus traverser rapidement en libérateur beaucoup de lieux où des âmes étaient renfermées ; mais mon triste état ne me permet pas de tout raconter.

Je le vis ensuite s'approcher avec un air sévère du centre de l'abîme. L'enfer m'apparut sous la forme d'un édifice immense, ténébreux, brillant d'un éclat métallique, à l'entrée duquel étaient d'énormes portes noires avec des serrures et des verroux. Un hurlement d'horreur se fit entendre, les portes furent enfoncées et un horrible monde de ténèbres apparut. La céleste Jérusalem m'apparait ordinairement comme une ville, où les demeures des Bienheureux se montrent sous la figure de palais et de jardins pleins de fleurs et de fruits merveilleux, selon leur condition de béatitude : de même, ici, je crus voir un monde tout entier, un ensemble d'édifices et de demeures très compliqué. Mais, dans le séjour des Bienheureux, tout est formé selon des rapports de paix infinie, d'harmonie éternelle : tout a la béatitude pour source et pour base, tandis qu'en enfer tout se trouve dans des rapports de colère éternelle, de discorde et de désespoir. Dans le ciel, ce sont des édifices de joie et d'adoration, des jardins pleins de fruits merveilleux, qui communiquent la vie. En enfer ce sont des cachots et des cavernes, des déserts et des marais pleins de tout ce qui peut exciter l'horreur et le dégoût. Ici, l'éternelle et terrible discorde des réprouvés ; là, l'union bienheureuse des saints. Toutes les racines de la corruption et de l'erreur produisent ici la douleur et le supplice dans un nombre infini de manifestations et d'opérations : chaque damné à cette pensée toujours présente, que les tourments auquel il est livré sont le fruit naturel et nécessaire de son crime ; car tout ce qu'on voit et qu'on éprouve d'horrible dans ce lieu, n'est que l'essence, la forme intérieure du péché démasqué, de ce serpent qui dévore ceux qui l'ont nourri dans leur sein. Tout cela peut se comprendre quand on le voit, mais c'est presque impossible à expliquer par des paroles.

Lorsque les portes furent brisées par les anges, ce fut comme un chaos d'imprécations, d'injures, de hurlements et de plaintes. Quelques anges chassèrent des armées entières de démons. Tous durent reconnaître et adorer Jésus, et ce fut le plus affreux de leurs supplices. Beaucoup furent enchaînés dans un cercle qui entourait d'autres cercles concentriques. Au milieu de l'enfer était un abîme de ténèbres : Lucifer y fut jeté chargé de chaînes, et de noires vapeurs s'étendirent au dessus de lui. Tout cela se fit d'après certains décrets divins. J'appris que Lucifer doit être déchaîné pour un temps, cinquante ou soixante ans avant l'an 2000 du Christ, si je ne me trompe. Beaucoup d'autres nombres dont je ne me souviens plus furent marqués. Quelques démons doivent être relâchés auparavant pour punir et tenter le monde. Quelques uns, à ce que je crois, ont dû être déchaînés de nos jours, d'autres le seront bientôt après. Il m'est impossible de dire tout ce qui m'a été montré : il y a trop de choses pour que je puisse les mettre en ordre. D'ailleurs je suis bien malade, et quand je parle de ces objets, ils se représentent devant mes yeux, et leur vue pourrait faire mourir.

Je vis des troupes innombrables d'âmes rachetées s'élever du purgatoire et des limbes à la suite de l'âme de Jésus, jusqu'en un lieu de délices, au-dessous de la céleste Jérusalem. C'est là que j'ai vu, il y a peu de temps, un de mes amis décédé. L'âme du bon larron y vint et vis le Seigneur dans le paradis, selon sa promesse. Je ne puis assigner à cela aucun temps ni aucune durée : il y a bien des choses que je ne comprends plus, il y en a d'autres qui seraient mal entendues si je les racontaient. J'ai vu le Seigneur en différents endroits, notamment dans la mer : il semblait sanctifier et délivrer toute la création. Partout les mauvais esprits fuyaient devant lui ( ils sont donc partout....! ) et se précipitaient dans l'abîme. Je vis aussi son âme en différents endroits de la terre. Je la vis paraître à l'intérieur du tombeau d'Adam, sous le Golgotha : les âmes d'Adam et Eve vinrent l'y trouver, et il leur parla. Je le vis avec elles visitant sous la terre les tombeaux de plusieurs prophètes dont les âmes vinrent se joindre à lui, près de leurs ossements (le corps physique ne ressuscite pas, seulement l'esprit, le " corps spirituel... "). Puis, avec cette troupe élue, dont David faisait partie, je le vis paraître en plusieurs lieux marqués par quelque circonstance de sa vie, leur expliquant avec un amour ineffable les figures de l'ancienne loi et leur accomplissement. J'étais singulièrement touchée de voir l'âme du Seigneur, accompagnée de ces âmes bienheureuses, passer comme un rayon de lumière à travers la terre, les rochers, les eaux et les airs, ou planer doucement sur la terre (aucun rapport avec la résurrection du corps de chair, c'est bien la résurrection de l'âme, de l'esprit.)

C'est là le peu que je puis me rappeler de mes visions sur la descente de Jésus aux enfers et sur la délivrance des âmes des justes. Mais, outre cet évènement accompli dans le temps (pas tout dans les trois jours qui ont suivi la Crucifixion), je vis une image éternelle de la miséricorde qu'il exerce en ce jour envers les pauvres âmes. Chaque anniversaire de ce jour, il jette, par l'intermédiaire de l'Église, un regard libérateur dans le purgatoire : aujourd'hui même, au moment où j'ai eu cette vision, il a tiré du lieu de purification, les âmes de quelques personnes qui avaient péché lors de son crucifiement. J'ai vu aujourd'hui la délivrance de beaucoup d'âmes connues et inconnues, mais je ne les nomme pas.

La descente de Jésus aux enfers est la plantation d'un arbre de grâce, destinés à communiquer ses mérites aux âmes en souffrance. La rédemption continuelle des ces âmes est le fruit que porte cet arbre dans le jardin spirituel de l'Église. l'église militante doit prendre soin de l'arbre et recueillir les fruits afin de les communiquer à l'Église souffrante qui ne peut rien faire pour elle-même. Il en est ainsi de tous les mérites du Christ : il faut travailler avec lui pour y avoir part. Nous devons manger notre pain à la sueur de notre front. Tout ce que Jésus a fait pour nous dans le temps, portent des fruits éternels ; mais nous devons les cultiver et les recueillir dans le temps, sans quoi nous ne pourrions en jouir dans l'éternité. l'Église est un père de famille accompli : son année est le jardin complet de tous les fruits éternels dans le temps. Il y a dans un an assez de tout pour tous. Malheur aux jardiniers paresseux et infidèles, s'ils laissent se perdre une grâce qui aurait pu guérir un malade, fortifier un faible, rassasier un affamé : ils rendront compte du plus petit brin d'herbe au jour du jugement (cela concerne la Foi et le Salut et s'adresse à tous les Chrétiens et surtout au Clergé de l'Église !).

L'esprit est une forme de corps spirituel, éthéré, lumineux, illuminé par l'âme qui lui est intérieure ; il quitte le corps de chair et tout au long de ses visions, la Sainte Religieuse qui englobe âme et " corps-esprit " ou corps spirituel, nous parle d'âmes en général, mais c'est l'esprit des défunts qu'elle pouvait apercevoir, d'ailleurs elle parle aussi des "mauvais esprits". La Divinité du Christ est semble-t-il, ce qui pourrait correspondre à "son âme" mais Jésus ne peut pas avoir une âme de créature car il a été engendré, non pas créé. Nos âmes, elles, créées à l'image de DIEU, habitent l'esprit, notre corps-esprit neutre et éthéré ; l'âme éclaire, illumine l'esprit de l'intérieur, plus ou moins selon son degré de pureté ; en ce qui concerne notre SEIGNEUR, Son "âme" étant en fait Sa Divinité, donc la pureté même, Son corps spirituel est extrêmement lumineux (se souvenir de la Transfiguration) et Lui-même nous a dit " Je suis la lumière du Monde ". Lors de l'incarnation, l'âme communique donc avec le corps physique, par l'esprit, le "corps spirituel". La Personne du Christ, DIEU au sein de DIEU, ne peut être comparée à nous autres les créatures. A notre mort, notre âme rompt tout lien immédiatement avec notre corps de chair qui va connaître la corruption. L'absence de corruption et le fait que "l'âme" de Jésus restait liée à Son corps, est de Nature Divine. Sa Très Sainte Mère, l'Immaculée Conception, a été aussi épargnée de la corruption.





RÉSURRECTION de JÉSUS

C'est la Résurrection du CHRIST, de DIEU au sein de DIEU, engendré non pas créé, conçu divinement ; c'est une résurrection unique, divine...

Jésus s'est incarné dans la chair, Fils de l'homme, mais ayant gardé sa Divinité, comme nous notre âme. Il a utilisé la résurrection de son corps de chair dans l'Univers visible pour nous apporter la preuve de la Vie éternelle. S'il s'était montré ensuite sous une autre forme que la chair, sous forme d'esprit, de "fantôme" par exemple, personne n'aurait cru les Apôtres et la Vie éternelle n'aurait jamais été prouvée. Après son Ascension, Jésus est redevenu DIEU-ESPRIT apparaissant sous la forme qu'il lui plaît. Il n'est plus DIEU fait homme mais DIEU dans sa Plénitude. Les créatures n'ont pas les mêmes possibilités et si Lazare et d'autres ont été ressuscités dans leur chair, cela n'a été qu'un répit, conclu de toute façon par leur mort définitive et la décomposition de leur corps charnel.

....Pendant que la sainte Vierge priait intérieurement, pleine d'un ardent désir de revoir Jésus, un ange vint à elle et lui dit de se rendre à la petite porte de Nicodème, parce que le Seigneur était proche. Le cœur de Marie fut inondé de joie : elle s'enveloppa dans son manteau et quitta les saintes femmes sans dire à personne où elle allait ... Il pouvait être neuf heures du soir : la sainte Vierge approchait à pas pressés de cette porte lorsque je la vis s'arrêter tout à coup en un lieu solitaire. Elle regarda avec un air de ravissement, en haut du mur de la ville, et l'âme du Sauveur, toute lumineuse et sans aucune marque de blessures, descendit jusqu'à Marie, accompagnée d'une troupe nombreuse d'âmes des patriarches . Jésus, se tournant vers eux et montrant la sainte Vierge, prononça ces paroles : " Marie, ma mère. " Il sembla qu'il l'embrassait, puis il disparut. La sainte Vierge tomba sur ses genoux et baisa la terre à la place où il était apparu. .... le corps glorieux de JÉSUS - qui contient sa Divinité - pour nous l'âme -, dissocié du corps charnel, paraît n'en rappeler que la forme, celle d'un "corps humain" soit, mais ce corps spirituel, glorieux, est absolument " neutre ", totalement dégagée des détails et caractéristiques du corps de chair ; le corps spirituel et divin de Jésus, tout illuminé, n'avait pas les marques de la Passion.

Bientôt je vis le tombeau du Seigneur ; tout était calme et tranquille à l'entour : il y avait six à sept gardes assis ou debout ... Le saint corps, enveloppé dans son linceul et entouré de lumière, reposait entre deux anges que j'avais vus constamment en adoration à la tête et aux pieds du Sauveur, depuis la mise au tombeau. Ces anges avaient l'air de prêtres ; leur posture et leurs bras croisés sur la poitrine me firent souvenir des Chérubins de l'arche d'alliance, mais je ne leur vis point d'ailes. Du reste, le saint sépulcre tout entier me rappela souvent l'arche d'alliance à différentes époques de son histoire. Peut-être cette lumière et la présence des anges étaient-elles visibles pour Cassius, car il était en contemplation près de la porte du tombeau, comme quelqu'un qui adore le saint Sacrement. Je vis l'âme du Seigneur, suivie des âmes délivrées des patriarches, entrer dans le tombeau à travers le rocher et leur montrer toutes les blessures du corps sacré. Tous les voiles semblaient enlevés : le corps apparut couvert de plaies ; c'était comme si la divinité qui y habitait eût fait voir à ces âmes d'une façon mystérieuse toute l'étendue de son martyre. Il me parut transparent et on pouvait voir jusqu'au fond de ses blessures. Les âmes étaient pénétrées d'un respect mêlé de terreur et d'une vive compassion. J'eus ensuite une vision mystérieuse que je puis pas bien expliquer ni raconter clairement. Il me sembla que l'âme de Jésus, sans être encore complètement unie à son corps, sortait pourtant du sépulcre en lui et avec lui : je crus vois les deux anges qui adoraient aux extrémités du tombeau enlevé ce corps sacré, nu, meurtri, couvert de blessures et monter ainsi jusqu'au ciel à travers les rochers qui s'ébranlaient : Jésus semblait présenter son corps supplicié devant le trône de son Père céleste au milieu des chœurs innombrables d'anges prosternés : ce fut peut-être de cette manière que les âmes de plusieurs prophètes reprirent momentanément leurs corps après la mort de Jésus, sans pourtant revenir à la vie réelle, car ils s'en séparèrent de nouveau sans le moindre effort .......

La sainte Vierge alla ainsi jusqu'au Calvaire, et comme elle en approchait, elle s'arrêta tout d'un coup. Je vis Jésus avec son corps sacré apparaître devant la sainte Vierge, précédé d'un ange, ayant à ses côtés les deux anges du tombeau, et suivi d'une troupe nombreuse d'âmes délivrées. Le corps de Jésus était resplendissant : je ne voyais en lui aucun mouvement, mais il en sortit une voix qui annonça à sa mère ce qu'il avait fait dans les limbes, et qui lui dit qu'il allait ressusciter et venir à elle avec son corps transfiguré ; qu'elle devait l'attendre près de la pierre où il était tombé au Calvaire ... Il pouvait bien être minuit passé, car Marie était restée assez longtemps sur le chemin de la Croix. Je vis alors le cortège du Sauveur suivre ce même chemin ; tout le supplice de Jésus fut montré aux âmes avec ses moindres circonstances : les anges recueillaient toutes les portions de sa substance sacrée qui avaient été arrachées de son corps (tout est divin et extraordinaire dans cette résurrection de notre SEIGNEUR). Il me sembla ensuite que le corps du Seigneur reposait de nouveau dans le tombeau et que les anges y rejoignaient mystérieusement tout ce que les bourreaux et leurs instruments de supplice en avaient enlevé. Je le vis de nouveau resplendissant dans son linceul, avec les deux anges en adoration à la tête et aux pieds. Je ne puis exprimer comment tout cela se fit, ces sortes de choses surpassent trop notre raison. D'ailleurs ce qui est le plus clair et le plus intelligible quand je le vois, deviens complètement obscur quand je veux le rendre avec des paroles ....

Je vis comme une gloire resplendissante entre deux anges en habit de guerre : c'était l'âme de Jésus qui, pénétrant à travers le rocher, vint se reposer sur son corps très saint et se confondit tout d'un coup avec lui. Je vis alors les membres se remuer, et le corps du Seigneur, uni à son âme et à sa divinité, se dégager du linceul. Tout était éblouissant de lumière. Il me sembla au même moment qu'une forme monstrueuse sortait de terre au-dessous du tombeau. Elle avait une queue de serpent et une tête de dragon qu'elle levait contre Jésus ; je crois qu'elle avait en outre une tête humaine. Mais je vis à la main du Sauveur ressuscité un beau bâton blanc au haut duquel était un étendard flottant : il marcha sur la tête du dragon et frappa trois fois avec le bâton sur sa queue ; après quoi le monstre disparut. J'ai souvent eu cette vision lors de la résurrection et j'ai vu un serpent pareil en embuscade lors de la conception du Christ ....

Je vis bientôt Jésus resplendissant s'élever à travers le rocher. La terre trembla : un ange, semblable à un guerrier, se précipita comme un éclair du ciel dans le tombeau, mit la pierre à droite et s'assit dessus. Les gardes étaient tombés, comme atteint de paralysie et ils étaient étendus par terre, ne donnant plus signe de vie ... Au moment où l'ange entra dans le tombeau et où la terre trembla, le Sauveur ressuscité apparut à sa mère sur le Calvaire. Il était merveilleusement beau et radieux. Son vêtement, semblable à un manteau, flottait derrière lui et semblait d'un blanc bleuâtre, comme la fumée vue au soleil. Ses blessures étaient larges et resplendissantes ; on pouvait passer le doigt dans celles des mains. Des rayons allaient du milieu des mains au bout des doigts (c'est dans cette apparence, mais pas dans Son corps spirituel transfiguré et glorieux, le seul important pour l'éternité au Ciel, mais dans la chair, sans éclat, que le Christ s'est montré ensuite aux Apôtres : toutes les lacérations de Son corps avaient été "réparées" par les Anges et ne subsistaient que les plaies principales de la Crucifixion. La "Résurrection de la chair" n'a vraiment rien à voir avec le corps glorieux et merveilleux du Ciel où la chair est absente !). Les âmes de patriarches s'inclinèrent devant la mère de Jésus. Il lui montra ses blessures, et, comme elle se prosternait à terre pour baiser ses pieds, il la prit par la main, la releva et disparut. Les lanternes brillaient près du tombeau dans le lointain et l'horizon blanchissait à l'orient au-dessus de Jérusalem. La résurrection du Christ, DIEU au sein de DIEU, avec son corps qui n'a pas été conçu selon l'animalité de la "chair" et qui n'a pas connu la décomposition, est divine ; cela ne concerne pas nos âmes et nos corps de créatures. Jésus veut rester pour l'éternité, DIEU Crucifié, et son âme est restée unie à son corps jusqu'à son Ascension, mais personne ne sait comment Il apparaît dans l'Univers invisible. Au vu des ces visions, on est certain que cette merveilleuse et divine résurrection n'est pas pour nous, les créatures, et notre résurrection dans " l'au-delà ", aussitôt notre mort, n'aura rien de comparable.

Lire la page Résurrection et ce qui suit maintenant tiré de la Mort de JÉSUS : .....Il y eut bien une centaine de morts de toutes les époques qui parurent avec leur corps à Jérusalem et dans les environs. Tous les cadavres qui se montraient lorsque les tombeaux s'ouvrirent, ne ressuscitèrent pas. Ceux dont l'âme fut envoyée des limbes par Jésus se levèrent, découvrir leur visage et errèrent dans les rues comme s'ils n'eussent pas touché la terre. Ils entrèrent dans les maisons de leurs descendants et rendirent témoignage pour Jésus avec des paroles sévères contre ceux qui avaient pris part à la mort du Sauveur. Je les voyais aller par les rues, le plus souvent deux à deux : je ne voyais pas le mouvement de leurs pieds ; il semblait qu'ils planassent à fleur de terre. Ils étaient pâles ou jaunes et avaient de longues barbes ; leurs voix avaient un son étrange et inaccoutumé. Ils étaient ensevelis suivant l'usage qui régnait au moment de leur mort. Aux endroits où la sentence de mort de Jésus fut proclamée avant qu'on se mit en marche pour le Calvaire, ils s'arrêtèrent un moment et crièrent : " Gloire à Jésus et malheur à ses meurtriers ! " Tout le monde tremblait et s'enfuyait : la terreur était grande dans la ville, et chacun se cachait dans les coins les plus obscurs de sa maison. Les morts rentrèrent dans leurs tombeaux vers quatre heures. Le sacrifice fut interrompu, la confusion se mit partout et peu de personnes mangèrent le soir l'agneau pascal.

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