SITE CATHOLIQUE FRANÇAIS       drapeau FR

bannière

Accueil
Prières
mes Images
Parole de DIEU
Notre Dame de la Salette
Sommaire
le Dessin
autres sites
Témoignage - la Mort
Anne Catherine Emmerich
Plan du site

Autres pages concernant la Passion

Sueur de Sang - Flagellation - Crucifixion - Mort de JÉSUS

Descente aux enfers et Résurrection de JÉSUS - La terrible Passion corporelle de JÉSUS

N'oubliez surtout pas la lecture de la page des Paroles essentielles de Notre SEIGNEUR.



Loué soit Jésus-Christ
DESCENTE DE LA CROIX de JÉSUS

Extraits des visions de la DOULOUREUSE PASSION de NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST selon Anne Catherine Emmerich



Nos frères protestants que la vue des images pieuses offusquent beaucoup apparemment sont invités à se rendre au bas de cette autre page.

image de la Sainte FaceTout le monde tremblait et s'enfuyait : la terreur était grande dans la ville, et chacun se cachait dans les coins les plus obscurs de sa maison. Les morts rentrèrent dans leurs tombeaux vers quatre heures. Le sacrifice fut interrompu, la confusion se mit partout et peu de personnes mangèrent le soir l'agneau pascal. A peine s'était-il rétabli un peu de tranquillité dans Jérusalem, que le grand conseil des Juifs pria Pilate de faire rompre les jambes aux crucifiés, afin qu'ils ne restassent pas en croix le jour du sabbat. Pilate envoya des archers à cet effet. Aussitôt après Joseph d'Arimathie vint vers lui. Il avait appris la mort de Jésus et avait formé avec Nicodème le projet de l'ensevelir dans un sépulcre neuf, qu'il avait creusé dans son jardin à peu de distance du Calvaire. Il trouva Pilate inquiet et troublé : il le pria de lui accorder le corps de Jésus, le roi des Juifs, pour l'enterrer. Pilate fut très frappé de voir un homme aussi considérable demander si instamment la permission de rendre les derniers honneurs à celui qu'il avait fait crucifier si ignominieusement ..... Il voulut peut-être faire pardonner à quelques égards sa cruauté en accordant à Joseph d'Arimathie un ordre pour se faire délivrer le corps du Sauveur. Il fut bien aise aussi de donner ce mécompte aux Princes des Prêtres, qui auraient vu avec plaisir Jésus enterré sans honneur entre les deux larrons. Joseph d'Arimathie, en quittant Pilate, alla trouver Nicodème qui l'attendait chez une femme bien attentionnée, dont la maison était située sur une large rue près de cette ruelle où notre Seigneur avait été si cruellement outragé au commencement du chemin de la croix. Cette femme vendait des herbes aromatiques et Nicodème avait acheté chez elle et ailleurs tout ce qui était nécessaire pour embaumer le corps de Jésus. Joseph alla de son coté acheter un beau linceul, ses serviteurs prirent dans un hangar, près de la maison de Nicodème, des échelles, des marteaux, des chevilles, des vases pleins d'eau, des éponges et placèrent les plus petits de ces objets sur une civière.......

Pendant ce temps, le silence et le deuil régnaient sur le Golgotha. Le peuple saisi de frayeur s'était dispersé ; Marie, Jean, Magdeleine, Marie fille de Cléophas, et Salomé se tenaient debout ou assises en face de la croix, la tête voilée et pleurant. Quelques soldats s'appuyaient au terrassement qui entourait la plateforme; Cassius, à cheval, allait de coté et d'autre. Le ciel était sombre et la nature semblait en deuil. Bientôt arrivèrent six archers avec des échelles, des bêches, des cordes et de lourdes barres de fer pour rompre les jambes des crucifiés. Lorsqu'ils s'approchèrent de la croix, les amis de Jésus s'en éloignèrent un peu, et la sainte Vierge tremblait que les archers n'outrageassent encore le corps de son fils. Ils appliquèrent leurs échelles à la croix, pour s'assurer que Jésus était bien mort. Ayant vu que le corps était froid et raide, ils le laissèrent et montèrent aux croix des larrons. Deux archers leur rompirent les bras au-dessus et au-dessous des coudes avec leurs massues et un troisième leur brisa aussi les cuisses et les jambes. Gesmas poussait des cris horribles, et ils lui assénèrent trois coups sur la poitrine pour l'achever. Dismas gémit et mourut. Il fut le premier parmi les mortels qui revit son Rédempteur. On détacha les cordes, on laissa les deux corps tomber à terre, puis on les traîna dans l'enfoncement qui se trouvait entre le Calvaire et les murs de la ville, et on les enterra là. Les archers paraissaient encore douter de la mort de Jésus, et l'horrible manière dont on avait brisé les membres des larrons faisait trembler les saintes femmes pour le corps du Sauveur. Mais l'officier inférieur Cassius, homme de vingt-cinq ans, très actif et très empressé, dont la vue faible et les yeux louches excitaient souvent les moqueries de ses compagnons, reçut une inspiration soudaine. La férocité ignoble des archers, les angoisses des saintes femmes, l'ardeur subite qu'excita en lui la grâce divine, lui firent accomplir une prophétie. Il saisit sa lance et dirigea vivement son cheval vers la petite élévation où se trouvait la croix. Il s'arrêta entre la croix du bon larron et celle de Jésus, et prenant sa lance à deux mains, il l'enfonça avec tant de force dans le coté droit du Sauveur, que la pointe alla traverser le cœur et ressortit un peu sous la mamelle gauche. Quand il la retira il sortit de la blessure une grande quantité de sang et d'eau qui arrosa son visage comme un fleuve de salut et de grâce. Il descendit de cheval, s'agenouilla, frappa sa poitrine et confessa hautement Jésus ..... Marie tomba entre les bras des saintes femmes comme si la lance eût traversé son propre cœur, pendant que Cassius louait Dieu à genoux, car les yeux de son corps comme ceux de son âme étaient guéris et ouverts à la lumière. Tous étaient profondément émus à la vue du sang du Sauveur, qui avait coulé dans un creux du rocher au pied de la croix. Cassius, Marie, les saintes femmes et Jean recueillirent le sang et l'eau dans des fioles et essuyèrent la place avec des linges. Cassius qui avait recouvré toute la plénitude de sa vue était profondément ému et plongé dans une humble contemplation (Anne Catherine Emmerich ajouta aussi que Cassius, baptisé sous le nom de Longin, prêcha la foi en qualité de diacre et il porta toujours du sang de Jésus avec lui). Tout ceci se passa près de la croix, un peu après quatre heures, pendant que Joseph d'Arimathie et Nicodème étaient occupés à se procurer ce qui était nécessaire pour la sépulture du Christ ..... Le jardin de Joseph d'Arimathie est situé près de la porte de Bethléem, à sept minutes environ du Calvaire ; c'est un beau jardin avec de grands arbres, des bancs, des massifs qui donnent de l'ombre; il va en montant jusqu'aux murs de la ville .... On voit à sa droite, au bout du jardin, un rocher séparé où est le tombeau. La grotte où il est creusé a son ouverture tournée vers le levant. Au sud-ouest et au nord-ouest du même rocher sont deux sépulcres plus petits, également neufs, avec des entrées surbaissées ..... Le caveau est assez spacieux pour que quatre hommes à droite et quatre hommes à gauche puissent se tenir adossés aux parois, sans gêner les mouvements de ceux qui déposent le corps ; vis-à-vis la porte est un enfoncement où se trouve le tombeau, élevé d'environ deux pieds au- dessus du sol ; il ne tient au rocher que par un coté, comme un autel : deux personnes peuvent se tenir à la tête et aux pieds, et il y a encore place pour une personne en avant, quand même la porte de la niche où est le tombeau serait fermée. Cette porte est en métal, peut-être en cuivre : elle a deux battants, et une pierre mise devant peut l'empêcher de s'ouvrir. La pierre destinée à cet usage est encore devant l'entrée du caveau : aussitôt après la mise au tombeau du Sauveur, on la plaça devant la porte. Cette pierre est fort grosse et pour l'ôter de là il faut les efforts de plusieurs hommes. Vis-à-vis l'entrée du caveau est un banc de pierre ; on peut monter de là sur le rocher qui est couvert de gazon et d'où l'on voit par-dessus les murs de la ville les points les plus élevés de Sion et quelques tours. On voit aussi de là la porte de Bethléem et la fontaine de Gihon. Le rocher à l'intérieur est blanc avec des veines rouges et bleues .... Joseph d'Arimathie et Nicodème s'occupèrent de transporter les objets nécessaires pour embaumer le corps ..... Quand Joseph et Nicodème furent à la porte (de la ville), il la trouvèrent fermée, et tout autour, le chemin et les rues garnis de soldats. Joseph exhiba un ordre signé de Pilate de le laisser passer librement : les soldats ne demandaient pas mieux, mais ils lui expliquèrent qu'ils avaient déjà essayé plusieurs fois d'ouvrir la porte sans pouvoir en venir à bout ; que vraisemblablement, pendant le tremblement de terre, la porte avait reçu une secousse et s'était forcée quelque part, et qu'à cause de cela, les archers chargés de briser les jambes des crucifiés avaient été obligés de rentrer par une autre porte. Mais quand Joseph et Nicodème saisirent le verrou, la porte s'ouvrit comme d'elle-même, au grand étonnement de tous ceux qui étaient là. Le temps était encore sombre et nébuleux quand ils arrivèrent au Calvaire. Joseph et Nicodème racontèrent à la sainte Vierge et à Jean tout ce qu'ils avaient fait pour sauver Jésus d'une mort ignominieuse, et ils apprirent d'eux comment ils étaient parvenus à empêcher que les os du Seigneur ne fussent rompus, et comment la prophétie s'était accomplie .....

descente deCroix

Nicodème et Joseph placèrent les échelles derrière la croix et montèrent avec un grand drap auquel étaient attachées trois longues courroies. Ils lièrent le corps de Jésus au-dessous des bras et des genoux à l'arbre de la croix et ils fixèrent ses bras avec des linges placés au-dessous des mains. Alors ils détachèrent les clous, en les chassant par derrière avec des goupilles appuyées sur les pointes. Les mains de Jésus ne furent pas trop ébranlées par les secousses, et les clous tombèrent facilement des plaies, car celles-ci s'étaient agrandies par le poids du corps, et le corps, maintenant suspendu au moyen des draps, cessait de peser sur les clous. La partie inférieure du corps, qui, à la mort du Sauveur, s'était affaissée sur les genoux, reposait alors dans sa situation naturelle, soutenue par un drap qui était attaché par en haut aux bras de la croix. Tandis que Joseph enlevait le clou gauche et laissait le bras gauche entouré de son lien tomber doucement sur le corps, Nicodème liait le bras droit de Jésus à celui de la croix et aussi sa tête couronnée d'épines qui s'était affaissée sur l'épaule droite : alors il enleva le clou droit, et , après avoir entouré de son lien le bras détaché, il le laissa tomber doucement sur le corps. En même temps le centurion Abenadar détachait avec effort le grand clou qui était aux pieds. Cassius recueillit religieusement les clous et les déposa aux pieds de la sainte Vierge. Alors Joseph et Nicodème placèrent des échelles sur le devant de la croix, presque droites et très près du corps, ils délièrent la courroie d'en haut et la suspendirent à l'un des crochets qui étaient aux échelles ; ils firent de même avec les deux autres courroies, et les faisant passer de crochet en crochet, descendirent doucement le saint corps jusque vis-à-vis le centurion, qui, monté sur un escabeau, le reçut dans ses bras, au-dessous des genoux, et le descendit avec lui, tandis que Joseph et Nicodème, soutenant le haut du corps, descendaient doucement l'échelle, s'arrêtant à chaque échelon, et prenant toute sorte de précautions, comme quand on porte le corps d'un ami chéri, grièvement blessé. C'est ainsi que le corps meurtri du Sauveur arriva jusqu'à terre. C'était un spectacle singulièrement touchant : ils prenaient les mêmes ménagements, les mêmes précautions, que s'ils avaient craint de causer quelque douleur à Jésus. Ils reportaient sur ce corps tout l'amour, toute la vénération qu'ils avaient eue pour le Sauveur durant sa vie ..... Quand le corps fut descendu, on l'enveloppa, depuis les genoux jusqu'aux hanches, et on le déposa dans les bras de sa mère, qui les lui tendait, pleine de douleur et d'amour.

La sainte Vierge s'assit sur une couverture étendue par terre : son genou droit, un peu relevé, et son dos, étaient appuyés contre des manteaux roulés ensemble. On avait tout disposé pour rendre plus facile à cette mère épuisée de douleur les tristes devoirs qu'elle allait rendre au corps de son fils. La sainte tête de Jésus était appuyée sur le genou de Marie : son corps était étendu sur un drap. La sainte Vierge était pénétrée de douleur et d'amour : elle tenait une dernière fois dans ses bras le corps de ce fils bien-aimé, auquel elle n'avait pu donner aucun témoignage d'amour pendant son long martyre : elle contemplait ses blessures, elle couvrait de baisers ses joues sanglantes, pendant que Magdeleine reposait son visage sur ses pieds ..... La sainte Vierge conservait un courage admirable dans son inexprimable douleur. Elle ne pouvait pas laisser le corps de son fils dans l'horrible état où l'avait mis son supplice, et c'est pourquoi elle commença avec une activité infatigable à le laver et à effacer la trace des outrages qu'il avait soufferts. Elle retira avec les plus grandes précautions la couronne d'épines, en l'ouvrant par derrière et en coupant une à une les épines enfoncées dans la tête de Jésus, afin de ne pas élargir les plaies par le mouvement. On posa la couronne près des clous, alors Marie retira les épines restées dans les blessures avec une espèce de tenailles arrondies, et les montra à ses amis avec tristesse. On plaça ces épines avec la couronne : toutefois quelques unes doivent avoir été conservées à part.

du film La Passion du Christ

On pouvait à peine reconnaître le visage du Seigneur, tant il était défiguré par les plaies dont il était couvert. La barbe et les cheveux étaient collés ensemble par le sang. Marie lava la tête et le visage, et passa des éponges mouillées sur la chevelure pour enlever le sang desséché. A mesure qu'elle lavait, les horribles cruautés exercées sur Jésus se montraient plus distinctement et il en naissait une compassion et une tendresse qui croissaient d'une blessure à l'autre. Elle lava les plaies de la tête, le sang qui remplissait les yeux, les narines et les oreilles avec une éponge et un petit linge étendu sur les doigts de sa main droite : elle nettoya de la même manière, sa bouche entrouverte, sa langue, ses dents et ses lèvres. Elle partagea ce qui restait de la chevelure du Sauveur en trois parties, une partie sur chaque tempe, et l'autre sur le derrière de la tête ; et quand elle eut démêlé les cheveux de devant, elle les fit passer derrière les oreilles. Quand la tête fut nettoyée, la sainte Vierge la voila, après avoir baisé les joues de son fils. Elle s'occupa alors du cou, des épaules, de la poitrine, du dos, des bras et des mains déchirées. Tous les os de la poitrine, toutes les jointures des membres étaient disloquées et ne pouvaient plus se plier. L'épaule sur laquelle avait porté le poids de la croix avait été entamée par une affreuse blessure ; toute la partie supérieure du corps était couverte de meurtrissures et labourée par les coups de fouet. Près de la mamelle gauche était une petite plaie par où était ressortie la pointe de la lance de Cassius, et dans le coté droit s'ouvrait la large blessure où était entré cette lance, qui avait traversé le cœur de part en part. Marie lava toutes ces plaies, et Magdeleine, à genoux, l'aidait de temps en temps, mais sans quitter les pieds de Jésus qu'elle baignait de larmes abondantes et qu'elle essuyait avec sa chevelure. La tête, la poitrine et les pieds du Sauveur étaient lavés : le saint corps, d'un blanc bleuâtre, comme de la chair où il n'y a plus de sang, parsemé de taches brunes et de places rouges aux endroits où la peau avait été enlevée, reposait sur les genoux de Marie, qui couvrit d'un voile les parties lavées, et s'occupa d'embaumer toutes les blessures. Les saintes femmes s'agenouillant vis-à-vis d'elle, lui présentaient tour à tour une boite où elle prenait de quelque onguent précieux dont elle remplissait et enduisait les blessures. Elle oignit aussi la chevelure : elle prit dans sa main gauche les mains de Jésus, les baisa avec respect, puis remplit de cet onguent ou de ces aromates les larges trous faits par les clous. Elle en remplit aussi les oreilles, les narines et la plaie du coté ..... Lorsque la sainte Vierge eut enduit d'onguent toutes les blessures, elle enveloppa la tête dans des linges, mais elle ne couvrit pas encore le visage. Elle ferma les yeux entrouverts de Jésus, et y laissa reposer quelque temps sa main. Elle ferma aussi la bouche, puis embrassa le saint corps de son fils et laissa tomber son visage sur celui de Jésus ..... On porta le corps en un lieu plus bas que la cime du Golgotha et où le sommet aplati d'un rocher présentait une place commode pour embaumer le corps. Je vis d'abord un linge à mailles d'un travail assez semblable à celui de la dentelle ..... Je vis encore un autre grand drap déployé. On plaça le corps du Sauveur sur la pièce d'étoffe à jour et quelques uns des hommes tinrent l'autre drap étendu au-dessus de lui. Nicodème et Joseph s'agenouillèrent, et sous cette couverture, enlevèrent le linge dont ils avaient entouré les reins du Sauveur lors de la descente de la croix. Ils passèrent ensuite des éponges sous ce drap et lavèrent la partie inférieure du corps : après quoi ils le soulevèrent à l'aide de linges placés en travers sous les reins et sous les genoux et le lavèrent par derrière sans le retourner ..... Ensuite ils versèrent de l'eau de myrrhe sur tout le corps, et, le maniant avec respect, lui firent reprendre toute sa longueur ; car il était resté dans la position où il était mort sur la croix, les reins et les genoux courbés. Ils placèrent ensuite sous ses hanches un drap d'une aune de large sur trois aunes de long, remplirent son giron de paquets d'herbes et ils répandirent sur le tout une poudre que Nicodème avait apportée. Alors ils enveloppèrent la partie inférieure du corps et attachèrent fortement autour le drap qu'ils avaient placés au-dessous ..... Alors Jean ramena près du corps la sainte Vierge et les autres sainte femmes. Marie s'agenouilla près de la tête de Jésus, posa au-dessous un linge très fin qu'elle portait autour du cou sous son manteau, puis aidées des saintes femmes, elle plaça des épaules aux joues des paquets d'herbes, des aromates et de la poudre odoriférante, puis elle attacha fortement ce linge autour de la tête et des épaules. Magdeleine versa en outre un flacon de baume dans la plaie du coté et les saintes femmes placèrent encore des herbes dans celles de mains et des pieds. Alors les hommes entourèrent tout le reste du corps d'aromates, croisèrent sur son sein ses bras raidis, et serrèrent le grand drap blanc autour du corps jusqu'à la poitrine. Alors ayant assujéti sous l'aisselle l'extrémité d'une large bandelette, ils la roulèrent autour de la tête et autour de tout le corps. Enfin ils placèrent le Sauveur sur le grand drap de six aunes qu'avait acheté Joseph d'Arimathie et l'y enveloppèrent ; il y était couché en diagonale ; un coin du drap était relevé des pieds à la poitrine, l'autre revenait sur la tête et les épaules ; les deux autres étaient repliés autour du corps. Comme tous entouraient le corps de Jésus et s'agenouillaient autour de lui pour lui faire leurs adieux, un touchant miracle s'opéra à leurs yeux. Le corps sacré de Jésus, avec ses blessures, apparut représenté sur le drap qui le couvrait, comme s'il avait voulu récompenser leurs soins et leur amour et leur laisser son portait à travers tous les voiles dont il était enveloppé. Ils embrassaient le corps en pleurant et baisèrent avec respect sa merveilleuse empreinte : leur étonnement s'accrut encore lorsqu'en soulevant le drap ils virent toutes les bandelettes qui liaient le corps blanches comme auparavant, et le drap supérieur ayant seul reçu cette miraculeuse image. Ce n'était pas l'empreinte de blessures saignantes puisque tout le corps était enveloppé et couvert d'aromates ; c'était un portrait surnaturel, un témoignage de la divinité créatrice résidant toujours dans le corps de Jésus. J'ai vu beaucoup de choses relatives à l'histoire postérieure de ce linge, mais je ne saurais pas les mettre en ordre. Après la résurrection, il resta au pouvoir des amis de Jésus ; il tomba deux fois aussi entre les mains des Juifs et fut honoré plus tard en divers lieux. Je l'ai vu aussi en Asie chez des chrétiens non catholiques.........

Le vendredi saint 30 mars 1820, comme la sœur Anne Catherine contemplait la descente de croix , elle tomba tout à coup en défaillance, au point qu'elle semblait morte. Revenue à elle, elle s'expliqua ainsi, quoique ses souffrances n'eussent point cessé : " comme je contemplais le corps de Jésus étendu sur les genoux de la sainte Vierge, je disais en moi-même : Voyez comme elle est forte, elle n'a même pas une défaillance ! Mon conducteur (l'ange qui l'assistait dans ses visions) m'a reproché cette pensée, où il y avait plus d'étonnement que de compassion, et m'a dit : "Souffre donc ce qu'elle a souffert" et au même moment une douleur poignante m'a traversée comme une épée, à tel point que j'ai cru mourir" Anne Catherine conserva longtemps cette douleur et il en résultat une maladie qui la mit presque à l'agonie.

Mon DIEU, pardon... pardon...

Dans Tes angoisses et Ta sueur de Sang, j'étais là..... Dans Ton arrestation violente, les coups, les liens, les crachats, les insultes, j'étais là.... Dans les accusations mensongères, le faux jugement, les fouets acérés de l'horrible flagellation, j'étais là.... Dans le bois de la Croix si lourd à porter, les chutes, les hurlements méchants de la foule, j'étais là.... Dans Ta Crucifixion, la chute de la Croix dans son trou au sol, le vinaigre, les quolibets ignobles, les souffrances de Ta Très Sainte Mère et Ton dernier râle, j'étais là ! J'étais là ! ....Oui, j'étais là, avec tous mes péchés, mes faiblesses, mes doutes, mes hésitations, mes chutes et mes trahisons... O mon DIEU chéri, pardon, pardon ! .....et chaque jour de ma vie je Te dis merci !


Toutes les pages concernant la Passion

Sueur de Sang
- Flagellation - Crucifixion - Mort de JÉSUS - Descente de la Croix

Descente aux enfers et Résurrection de JÉSUS - La terrible Passion corporelle de JÉSUS

haut de page