
AUTRES PAROLES DE
DIEU(12)
Un résumé de la Doctrine Chrétienne
(selon le Petit Missel
des Paroisses de 1946)

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Ô mon DIEU, que Ta volonté soit faite et non celle des hommes..... Avant-propos (de 1946) Nous vivons dans un temps inédit. La machine a révolutionné le monde et il semble que l'homme enorgueilli par ses découvertes veuille se passer de DIEU. Actuellement la Vie Religieuse est en baisse chez tous les peuples. Le fait se réalise surtout chez nous où la majorité de la population ne pratique plus. L'âme française après avoir subi le choc des trois grandes erreurs modernes : laïcisme, nazisme et communisme, se trouve vidée de DIEU. L'idée d'un Dieu personnel que l'on doit adorer non seulement individuellement mais encore socialement tendrait même à disparaître. Ce n'est pas un vain mot que d'affirmer que la Chrétienté, en France, est à reconstruire. Mais comment refaire la Chrétienté si l'on ne renouvelle pas la Paroisse qui en constitue la cellule ? Refaire la Chrétienté équivaut donc à refaire la Paroisse. Aujourd'hui, face au matérialisme croissant et collectiviste, nous devons retrouver le sens de la communauté, mettre en pratique l'admirable doctrine du Corps Mystique, base solide de la charité et de la fraternité entre les hommes. Il faut que nos Paroisses, quelque peu sclérosées et repliées sur elles-mêmes, redeviennent ouvertes, fraternelles, accueillantes. Pour retrouver cet esprit communautaire, la Messe, prière essentiellement collective, en sera le meilleur moyen. Que les vrais Chrétiens se groupent donc autour de la messe, comme au temps des persécutions ; que nos églises redeviennent des églises qui chantent et nous aurons des Paroisses conquérantes. Depuis 1946 la
situation a beaucoup empiré ! Résumé 1 - Dieu est le Créateur et de souverain Seigneur de toutes choses. Lui seul est indépendant, parce que Lui seul existe par Lui-même. Tous les autres êtres ont reçu de Lui l'existence et dépendent de Lui. Dieu est éternel, c'est-à-dire qu'Il a toujours été, qu'Il n'a point eu de commencement, et qu'Il n'aura jamais de fin. Dieu est un pur esprit, une souveraine intelligence qui n'a pas de corps et ne peut tomber sous nos sens. Présent partout, Il voit jusqu'à nos pensées les plus secrètes. ; tout-puissant, Il fait tout ce qu'Il veut, et comme Il veut ; Il gouverne tout par sa providence, et rien n'arrive sans son ordre ou sa permission. Dieu est infiniment bon, infiniment saint, infiniment juste ; en un mot, il est infiniment parfait : c'est-à-dire qu'Il possède, sans restriction ni mesure, toutes les perfections imaginables, et une infinité d'autres que nous ne pouvons imaginer. 2 - Il n'y a qu'un seul Dieu ; mais il y a en Lui trois personnes distinctes ; le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu : cependant ces trois Personnes ne sont pas trois dieux, mais un seul Dieu. Le Fils est le Verbe ou la Parole intérieure du Père, et Il est engendré par Lui-seul ; le Saint-Esprit est l'amour mutuel du Père et du Fils, et procède de l'un et de l'autre. Les trois Personnes de la très sainte Trinité sont égales en toutes choses, parce qu'elles ont une seule et même nature, la nature divine : en cela consiste le Mystère de la sainte Trinité. Un mystère est une vérité surnaturelle qui nous est connue par la révélation, mais que la raison humaine ne peut comprendre. 3 - Parmi les créatures de Dieu, les plus parfaites sont l'Ange et l'homme. Les Anges sont de purs esprits créés pour adorer Dieu et pour exécuter ses ordres. Plusieurs d'entre eux se sont révoltés contre leur Créateur, qui les a précipités dans l'Enfer ; ces mauvais anges, qu'on appelle démons ou esprits malins, haïssent Dieu, et tentent les hommes pour les perdre et leur faire partager les supplices auxquels ils sont condamnés. Les Anges fidèles ont été confirmés en grâce et introduits au Ciel pour l'éternité. Nous appelons Anges gardiens ceux que Dieu à chargés de veiller sur les hommes. 4 - Dieu a formé le premier homme du limon de la terre et lui a donné une âme vivante et immortelle, créée à son image. D'Adam, premier homme, et d'Ève que Dieu lui donna pour compagne, est provenu tout le genre humain. Dieu les a créés, et nous a créés nous-mêmes pour Le connaître, L'aimer, Le servir, et par ce moyen, obtenir le vie éternelle. Dieu ne se contenta pas de donner à nos premiers parents une âme raisonnable : Il les éleva à un état surnaturel qui est appelé l'état de la grâce ; Il les adopta pour ses enfants et les appelé à jouir de sa propre vie et de son éternelle félicité. Il leur accorda aussi des privilèges qui, dans ce premier état d'innocence, les exemptaient de la maladie, de l'ignorance, de la concupiscence et de la mort. 5 - Nos premiers parents, tentés par le démon, désobéirent à Dieu. Par leur péché, ils perdirent pour eux et pour leur postérité l'état de grâce et de sainteté. Adam transmis à tous ses descendants l'état de déchéance et de dégradations où il était tombé, c'est ce qu'on appelle l'état du péché originel où nous naissons tous. Seule la Sainte-Vierge, en prévision des mérites de son Fils, a été exempté de cette déchéance ; son âme, dès le premier instant de son existence, a été sainte et enrichie de la grâce sanctifiante : c'est le privilège de l'Immaculée-Conception. Cependant, Dieu eut pitié de l'homme qu'Il avait créé avec tant d'amour ; et, tout en le laissant désormais soumis à l'ignorance, à la maladie, à la concupiscence et à la mort, Il promit sans délai à Adam et Ève un Rédempteur. Le genre humain ne perdit jamais complètement le souvenir de cette promesse, bien que pendant de longs siècles, il se soit égaré dans les voies de la corruption. Cette espérance resta vivante surtout chez le peuple hébreu, grâce aux missions successives que Dieu donna aux Patriarches, à Moïse et aux Prophètes. Ces hommes extraordinaires n'étaient pas suscités seulement pour rappeler aux Juifs les préceptes de la Loi morale, mais encore pour entretenir l'espérance du Messie futur, en précisant les caractères de son œuvre rédemptrice. 6 - Lorsque le temps marqué par la sagesse de Dieu fut venu, le Fils unique de Dieu, la seconde Personne de la sainte Trinité, s'est fait homme en prenant un corps et une âme semblables aux nôtres, dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie, par la vertu du Saint-Esprit. l'église célèbre la naissance du Fils de Dieu fait homme, le jour de Noël. Il a reçu le nom de Jésus, qui signifie "Sauveur" parce qu'il est venu pour sauver le monde. Le nom de Christ qui signifie "oint", et qu'on ajoute à celui de Jésus, était donné, chez le peuple de Dieu, aux Prêtres, aux Rois et aux Prophètes, à cause de l'onction sainte par laquelle ils étaient consacrés. ; et ce nom convient éminemment au Fils de Dieu fait homme, qui réunit à notre égard toutes ces qualités d'une manière infiniment plus excellente. L'onction qu'Il a reçue n'est point une onction extérieure et matérielle mais la plénitude de la divinité qui habite en Lui. Jésus-Christ est Dieu, puisqu'il est le Fils de Dieu, égal en tout et consubstantiel au Père. Jésus-Christ est homme, puisqu'il possède tout ce qui constitue la nature humaine : savoir, une corps et une âme. Cette union de la nature divine et de la nature humaine en Jésus-Christ constitue le Mystère de l'Incarnation. Il y a donc en Jésus-Christ deux natures et une seule personne, qui est la personne du Fils de Dieu. 7 - Le péché d'Adam ayant perdu l'homme, Jésus-Christ, qui voulait le sauver, est venu sur la terre pour détruire le règne du péché. Il l'a combattu par ses exemples, par ses prédications, par ses miracles ; mais surtout Il en a triomphé par les mérites de sa Passion et de sa Mort. Il s'est livré à la malice de ses ennemis ; Il s'est laissé conduire au supplice ; Il a été mis en Croix ; Il a versé tout son sang divin en priant pour ses bourreaux ; et c'est ainsi que, prenant la place des coupables, souffrant et mourant pour eux, Il a satisfait pour toutes leurs fautes, et a mérité au monde, pour les temps qui avaient précédés sa venue, comme pour ceux qui l'ont suivie, des grâces sans nombre et sans mesure de sanctification et de salut. Jésus-Christ n'a pas souffert et n'est pas mort comme Dieu, parce que la nature divine ne peut ni souffrir ni mourir. Il est mort comme homme ; mais il a donné comme Dieu une valeur infinie à ses souffrances et à sa mort. Il est mort pour tous les hommes et non pas seulement pour ceux qui seront sauvés. Le jour où l'Église rappelle chaque année, d'une manière spéciale, la mort de Jésus-Christ, est le Vendredi-Saint. Cette mort du Fils de Dieu fait homme, offrant sur la Croix le sacrifice de sa vie comme prix du salut des hommes, c'est le Mystère de la Rédemption ou du rachat du genre humain : mystère d'amour, où Dieu a concilié d'une manière admirable sa miséricorde et la justice, en pardonnant à l'homme coupable, en vue du sacrifice et des mérites de son Fils innocent. 8 - Aussitôt après la mort de Jésus-Christ, son corps fut mis au tombeau et son âme descendit aux enfers et dans les limbes, séjour où les âmes des justes, des Saints Patriarches et des Saints Prophètes attendaient la venue du Messie et de la Rédemption du monde, pour pouvoir entrer dans le Ciel à la suite du Rédempteur. 9 - Le troisième jour, Jésus-Christ ressuscité par sa propre puissance, c'est-à-dire qu'il réunit son âme à son corps, et qu'il sortit glorieux du sépulcre. Cette preuve éclatante de sa mission et de sa divinité amis le sceau à son œuvre, et nous a donné le plus solide fondement de notre foi et le gage le plus assuré de nos espérances. C'est ce miracle que l'Église célèbre le jour de Pâques. 10 - Quarante jours après sa résurrection, Il est monté aux Cieux ; l'Église nous rappelle cet évènement dans la fête de l'Ascension. 11 - Dix jours après l'Ascension, le jour de la Pentecôte, le Saint-Esprit, qui est la troisième Personne de la sainte Trinité, procédant du Père et du Fils, fut envoyé à l'Église, pour lui donner l'abondance des grâces que Jésus-Christ avait méritées aux hommes par le Mystère de la Rédemption, et pour consommer l'œuvre de la sanctification du monde. 12 - Jésus-Christ a voulu laisser sur la terre une Église, c'est-à-dire une société sainte, qui réunit en un seul corps les enfants de Dieu dispersés dans le monde. Il en avait assemblé Lui-même les premiers membres, en appelant autour de Lui ses disciples parmi lesquels Il avait choisi ses douze Apôtres, pour en être les premiers pasteurs. C'est à eux spécialement qu'Il avait donné la mission d'enseigner toutes les nations, d'administrer les sacrements, d'offrir le sacrifice de son corps et de son sang, et de gouverner l'Église. Il avait choisi plus particulièrement encore l'un d'entre eux, auquel il donna le nom de Pierre pour marquer expressément, par ce nom même, qu'il voulait en faire comme la pierre fondamentale sur laquelle son Église serait bâtie. Il l'avait établi Prince des Apôtres, Pasteurs des pasteurs, et l'avait désigné pour être sur la terre son Vicaire et son représentant, après que Lui-même serait remonté au Ciel. Saint-Pierre, les autres Apôtres, et les disciples composaient l'Église, lorsque Jésus-Christ monta au ciel. La venue de l'Esprit-Saint féconda ces commencements, et donna à la prédication des Apôtres des succès aussi miraculeux par leur rapidité que par leur étendue. l'Église est sainte par Jésus-Christ, son Chef, qui est la source de toute sainteté ; par sa doctrine, qui est la doctrine de Jésus-Christ dont elle est dépositaire ; par ses Sacrements, que ce divin sauveur a établis pour sanctifier les hommes. Le Baptême, en même temps qu'il nous rend enfants de l'Église, nous rend saints en effaçant le péché dans nos âmes ; et parmi ceux qui l'ont reçu, il y en a toujours un grand nombre qui se maintiennent dans la voie de la sainteté, ou qui y rentrent par la pénitence. l'Église est catholique ou universelle, c'est-à-dire qu'elle n'est pas destinée, comme l'ancienne religion, à un seul peuple, mais qu'elle doit être la lumière et le salut de tous les peuples de la terre. Il n'est aucun pays où la bonne nouvelle du salut n'ait été ou ne doivent être annoncée par elle ; et c'est un avantage qu'aucune des sectes, qui se sont séparées de l'Église, n'a jamais eu et n'aura jamais. l'Église est apostolique, c'est-à-dire qu'elle remonte aux Apôtres. En ordonnant à ses Apôtres d'aller enseigner toutes les nations, de les appeler à son Église, et de les y faire entrer par le Baptême. Jésus-Christ leur avait promis d'être avec eux, pour les assister dans le ministère qu'Il leur confiait, jusqu'à la consommation des siècles. Cette promesse embrassant tous les temps, et non bornée au temps de la vie des Apôtres, ne s'adressait point à eux seuls personnellement, mais à tous ceux qui devaient leur succéder jusqu'à la fin du monde. Les Apôtres ont eu pour successeurs les évêques qu'ils ont institués et qui, à leur tour, en ont institué d'autres, afin que le ministère apostolique ne fût jamais interrompu. Saint Pierre, prince des Apôtres, ayant fondé l'Église de Rome, dont il fut le premier évêque et où il termina la carrière de son apostolat par le martyre, ses successeurs sur le siège de Rome ont conservé et conserveront toujours la primauté d'honneur et de juridiction que Jésus-Christ avait donnée à ce glorieux Apôtre. En vertu de cette succession, l'Evêque de Rome, ou le Pape, est réellement le Vicaire de Jésus-Christ, le Chef de toute l'Église et le docteur de tous les chrétiens. A lui, en la personne de Saint Pierre, a été donné le pouvoir de paître, de régir et de gouverner l'Église universelle : en sorte que le Pape et tous les Evêques qui sont en communion avec lui, représentent continuellement sur la terre le Collège Apostolique établi par le Sauveur Lui-même. C'est ainsi que l'Église, toujours gouvernée invisiblement du haut du ciel par Jésus-Christ, son Chef souverain, est toujours aussi gouvernée sur la terre par une autorité visible émanée de Jésus-Christ. C'est ainsi qu'ayant toujours un centre d'unité dans l'Evêque de Rome, la véritable Église peut être facilement distinguée de toutes celles qui tenteraient d'usurper son nom et son titre. Par la succession légitime de ses pasteurs, et principalement des Pontifes Romains, depuis les Apôtres jusqu'à nous, et depuis nous jusqu'à la fin du monde, elle peut et pourra toujours remonter jusqu'aux Apôtres, et, par eux, jusqu'à Jésus-Christ. La sainte Eglise Catholique, Apostolique, Romaine, est la seule qui tienne ainsi à Jésus-Christ dans tous les âges du monde ; elle est cet unique troupeau dont Jésus-Christ, Fils de Dieu, est l'unique Pasteur. Ecouter les enseignements de l'Église et se soumettre à ses lois, c'est écouter Jésus-Christ et obéir à Jésus-Christ. Refuser de se soumettre aux décisions de l'Église ou à ses lois, c'est refuser de se soumettre à Jésus-Christ. Il l'a déclaré Lui-même expressément lorsqu'Il a dit à ses Apôtres : "Celui qui vous écoute, M'écoute ; celui qui vous méprise Me méprise. On ne peut se séparer de l'Église, sans se séparer en même temps de Jésus-Christ. ; et comme il n'est pas d'autre nom sous le ciel par lequel nous puissions être sauvés, quand on est volontairement hors de l'Église, il n'y a point de salut à espérer. Jésus-Christ a donné à son Église le privilège de l'infaillibilité doctrinale. Le Pape jouit de cette infaillibilité lorsqu'il parle ex-cathedra, c'est-à-dire lorsqu'il promulgue, comme Docteur et Pasteur de toute l'Église, des définitions en matière de dogme ou de morale ; les conciles œcuméniques ou généraux participent au même privilège. 13 - Les fidèles qui composent l'Église ne forment qu'un même corps dont Jésus-Christ est le Chef ; et, en leur qualité de membres de ce corps mystique, tous sont appelés à participer aux mérites de ce divin Chef ; tous sont unis par la communication à la même vie divine, aux mêmes biens spirituels, qui sont la Foi, les sacrements, les bonnes œuvres et les prières. C'est ce qu'on appelle la communion des Saints. Cette union subsiste même après la mort : car les Saints qui sont déjà dans le ciel prient pour nous, et nous obtiennent de Dieu, par les mérites de Jésus-Christ, des secours puissants pour nous aider à parvenir au bonheur dont ils jouissent ; et nous-mêmes qui sommes encore sur la terre, où nous combattons contre les ennemis de notre salut, nous pouvons soulager, par nos prières et autres œuvres de piété, les âmes qui souffrent dans le Purgatoire, pour achever d'expier leurs fautes et d'acquitter les dettes qu'elles ont contractées en cette vie envers la justice divine. 14 - A la fin des temps, Jésus-Christ viendra de nouveau avec une grande puissance et une grande majesté juger tous les hommes, et rendre à chacun selon ses œuvres. Ce jugement général sera la manifestation et la confirmation du jugement particulier que chaque homme subit immédiatement après sa mort. Mais avant le dernier jugement, tous les hommes ressusciteront avec les mêmes corps qu'ils auront eus pendant cette vie, afin que leurs corps partagent la récompense ou la punition de leurs âmes. Dieu veut aussi, par cette résurrection, rendre plus complet dans les justes le triomphe de Jésus-Christ sur la mort et sur le péché. Les pécheurs, morts dans l'impénitence seront rejetés de Dieu à jamais. 15 - Notre réconciliation avec Dieu, que la rédemption de Jésus-Christ nous a méritée, s'accomplit par la grâce sanctifiante. Par ce don précieux, nous sommes rendus participants de la vie divine, nous avons le droit d'être appelés enfants de Dieu et nous le sommes en effet. Cette grâce est le principe de tous nos mérites surnaturels, et nous donne droit à la gloire céleste. Notre-Seigneur nous a mérité aussi des grâces actuelles, c'est-à-dire, des secours intérieurs et surnaturels qui nous sont donnés, suivant nos besoins, pour éviter le mal et pour faire le bien. Ces secours sont d'une telle nécessité, que nous ne pouvons sans eux former un seul bon désir, ni même avoir une seule bonne pensée dans l'ordre du salut. Aussi Jésus-Christ s'étant offert pour tous les hommes, des grâces actuelles sont données à tous, quoiqu'elles ne le soient pas dans une égale mesure ; car Dieu est toujours le maître de ses dons. Mais de même qu'il n'est point d'hommes à qui la grâce la plus forte enlève la liberté, de même il n'en est aucun qui puisse se plaindre de recevoir des secours trop faibles, et d'être ainsi réduit à la triste nécessité de pécher. Tous ont au moins la somme des grâces suffisante à l'acquisition de la vie éternelle pour laquelle tous ont été créés. 16 - Jésus-Christ a laissé à son Église sept Sacrements, signes extérieurs et sensibles, institués par Lui pour sanctifier nos âmes. Ce sont, le Baptême, la Confirmation, l'Eucharistie, la Pénitence, l'Extrême-Onction, l'Ordre et le Mariage. Ils ont pour effet général de produire ou d'augmenter la grâce sanctifiante ; et ils sont aussi la source d'un grand nombre de grâces actuelles, suivant la nature de chaque Sacrement, et le but spécial que Notre-Seigneur s'est proposé dans son institution. 17 - Le Baptême est un Sacrement qui nous régénère, c'est-à-dire, nous fait renaître en Jésus-Christ, en nous donnant la vie spirituelle de la grâce, et qui nous rend enfants de Dieu et de l'Église. Par le Baptême, il se forme entre Dieu et l'homme un contrat dans lequel Dieu s'engage à traiter le baptisé comme son enfant d'adoption ; et le baptisé, de son coté, s'engage à croire en Jésus-Christ, à renoncer au démon, à ses vanités et à ses œuvres. Le Baptême nous confère le titre glorieux et le caractère ineffaçable de Chrétien, c'est-à-dire de disciple de Jésus-Christ. Le signe du Chrétien est le signe de la Croix. Faire ce signe avec respect, c'est annoncer qu'on a foi aux trois grands Mystères, de la Sainte-Trinité, de l'Incarnation et de la Rédemption. 18 - La Confirmation est un Sacrement qui nous donne le Saint-Esprit avec l'abondance de ses dons, pour nous rendre parfaits Chrétiens, et pour nous donner la force de confesser fidèlement la foi de Jésus-Christ, fallût-il faire pour cela le sacrifice de notre vie. La Confirmation, comme le Baptême, imprime dans l'âme un caractère ineffaçable, et ne peut se recevoir qu'une fois. Ceux qui négligent de la recevoir, se rendent coupable de péché, et se privent par leur faute de l'abondance des grâces que ce Sacrement communique. 19 - L'Eucharistie est un sacrement qui contient réellement, substantiellement et en vérité, le Corps, le Sang, l'Ame et la Divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, sous les espèces ou apparences du pain et du vin. C'est la veille de sa mort que Jésus-Christ institué ce divin Sacrement. Jésus-Christ nous a fait une obligation rigoureuse de recevoir le Sacrement de l'Eucharistie ; Il a dit expressément que, si nous ne mangeons sa chair et si nous ne buvons son sang, nous n'aurons point la vie en nous. l'Église, interprète des lois de Jésus-Christ, nous ordonne, pour l'accomplissement de ce commandement, au moins une communion par an ; et elle a fixé pour cette communion le temps de Pâques, en exprimant le désir que les fidèles se missent en état de communier plus souvent. Ceux qui sont dangereusement malades sont obligés aussi de recevoir le Sacrement de l'Eucharistie. 20 - L'Eucharistie, qui est un Sacrement, est aussi un sacrifice ; car Jésus-Christ ne se donne pas seulement à nous pour être notre nourriture spirituelle. Il s'offre encore à son Père pour nous comme Victime. C'est là le sacrifice de la messe, action la plus vénérable et la plus sainte de toute la Religion ; car c'est la représentation réelle et la continuation non sanglante du Sacrifice que le Fils de Dieu fait homme a offert pour nous sur la Croix. Jésus-Christ, en instituant cet auguste sacrifice, a voulu que les fidèles y participent. l'Église nous fait une loi de cette participation à la Messe, les dimanches et les jours de fêtes d'obligation. 21 - La Pénitence est un Sacrement qui remet, c'est-à-dire qui efface les péchés commis après le Baptême. Le Sacrement de pénitence, en effaçant les péchés, remet la peine éternelle que le péché mortel a méritée ; mais il laisse ordinairement l'obligation de satisfaire à la justice divine par des peines temporelles, en cette vie ou en l'autre. l'Église peut faire la remise de ces peines temporelles, par les Indulgences, en appliquant au pécheur pénitent, moyennant certaines conditions qu'elle lui impose, les mérites infinis de Jésus-Christ, et les satisfactions surabondantes de la Sainte Vierge et des Saints. l'Église veut que tous ceux de ses enfants qui ont atteint l'âge de raison s'approchent, à tout le moins une fois l'an, du Sacrement de pénitence, et se préparent, par une bonne confession, à recevoir la grâce de l'absolution. Le soin que tout Chrétien doit prendre de son salut lui fait un devoir de recourir au Sacrement de Pénitence lorsqu'il est tombé dans le péché mortel ; cette obligation devient encore plus pressante s'il se trouve gravement malade ou en danger de mort. Le désir de l'Église est, pour la confession ainsi que pour la communion, que ses enfants ne s'en tiennent pas à ce qui est rigoureusement de précepte, mais qu'au contraire, ils s'approchent le plus fréquemment possible des Sacrements de Pénitence et d'Eucharistie, sources fécondes de grâces pour faire avancer les âmes dans la vertu. 22 - L'Extrême-Onction est un Sacrement pour le soulagement spirituel et corporel des malades. Effacer les restes des péchés et quelquefois les péchés mêmes, augmenter la pureté de l'âme, inspirer la soumission à la volonté de Dieu, adoucir les douleurs de la maladie et les craintes de la mort, rendre même la santé du corps, lorsqu'elle peut être plus utile au salut du malade : tels sont les effets de l'Extrême-Onction. C'est une négligence déplorable de ne pas demander à recevoir ce Sacrement lorsqu'on est malade ; c'est manquer à l'affection chrétienne que l'on doit à ses parents et à ses amis, et souvent même à un véritable devoir, que de ne pas leur procurer lorsqu'on est dans l'occasion de le faire, d'aussi puissants secours et d'aussi précieuses consolations. 23 - L'Ordre est un Sacrement qui donne le pouvoir de faire les fonctions ecclésiastiques et la grâce de les exercer saintement. L'Ordre, comme le Baptême et la Confirmation, imprime dans l'âme un caractère ineffaçable et ne peut se réitérer. Le pouvoir d'instruire les fidèles et d'administrer les Sacrements vient de Notre-Seigneur. Pour le posséder il faut l'avoir reçu de ceux auxquels Jésus-Christ l'a confié. Quiconque oserait s'ingérer dans le ministère ecclésiastique sans avoir reçu le Sacrement de l'Ordre, et sans être légitimement envoyé par l'Evêque, usurperait un pouvoir qu'il n'aurait pas et abuserait de la crédulité des simples pour les tromper et les perdre. Chaque fonction ecclésiastique qu'il prétendrait remplir, serait un nouveau péché pour lui et pour ceux qui, sciemment, recourraient à lui, et participeraient à ses sacrilèges. Un Prêtre même, sans mission de l'Evêque, n'aurait aucun pouvoir pour les sacrements de Pénitence et de Mariage ; et ceux qui aurait eu le malheur de s'adresser à lui pour ces Sacrements, devraient regarder comme nul tout ce qui aurait été fait par lui, et recourir à un Prêtre approuvé pour les recevoir de nouveau. Dans le seul cas de nécessité extrême, à l'article de la mort, et faute d'un Prêtre approuvé, on peut néanmoins s'adresser à quelque Prêtre que ce soit, pour recevoir de lui le Sacrement de Pénitence. 24 - Le Mariage est un Sacrement établi pour sanctifier l'union légitime de l'homme et de la femme. Le mariage soit être célébré dans la paroisse des époux, avec la bénédiction de leur propre Pasteur, ou d'un autre Prêtre délégué par lui, en présence des témoins exigés par les lois de l'Église. Ceux qui ont quelque raison de se marier hors de leur paroisse, ne peuvent le faire sans une permission particulière. Il faut s'être préparé au Sacrement de Mariage par une bonne confession et s'être mis en état de grâce. Le Mariage, validement contracté, est indissoluble aux yeux de Dieu : il ne peut être rompu que par la mort. Vivre comme si l'on était marié, sans l'avoir été en présence de l'Église, c'est vivre dans l'état habituel du péché, c'est scandaliser ses frères et s'exposer à l'éternelle damnation. Cet aperçu de la nature et des effets des Sacrements suffit pour faire comprendre la nécessité de s'instruire à fond des dispositions qu'il faut y apporter et de puiser souvent à ces sources sacrées de la divine grâce. 25 - La prière est également un moyen aussi efficace que nécessaire pour obtenir les secours de Dieu. Notre-Seigneur nous a recommandé d'y recourir souvent, et nous a donné le modèle d'une prière parfaite, dans celle qu'Il a enseigné Lui-même, et qu'on appelle pour cette raison l'Oraison Dominicale, c'est-à-dire la prière du Seigneur. Elle commence pas ces mots : Notre Père..... A l'Oraison Dominicale, l'Église joint ordinairement la Salutation Angélique le Je vous salue Marie, pour rendre hommage à la Très Sainte Vierge. Cette prière montre quel est le véritable esprit de l'Église dans toutes celles qu'elle adresse à la Sainte Vierge ou aux Saints. Elles se réduisent toutes à les féliciter de leur bonheur et à implorer leur intercession. La Sainte Vierge, en raison de l'excellence de sa dignité et de sa sainteté, a droit à des honneurs particuliers. l'Église, dans tous les siècles, s'est plu à exalter les grandeurs et les bienfaits de cette auguste Mère de Dieu. 26 - Dieu nous a fait connaître nos devoirs par la lumière naturelle ou la raison qu'Il a mise en nous, et par la Révélation qu'Il a faite de ses volontés aux premiers hommes. Ces premières notions étant obscurcies par suite du péché, Dieu y a suppléé par la Loi qu'Il a donnée à Moïse ; et Notre-Seigneur, qui voulait dissiper notre ignorance et nous apprendre à vaincre le penchant au mal, a déclaré qu'Il n'était pas venu détruire la Loi résumée dans le Décalogue, mais pour l'accomplir ; Il l'a développée et perfectionnée dans son Evangile et nous a appris que la fidélité avec laquelle nous l'observerions serait la mesure de l'amour que nous aurions pour Lui-même. Nos devoirs envers Dieu nous sont marqués par les trois premiers Commandements ; nos devoirs envers le prochain et envers nous-mêmes, par les sept autres. 27 - Les principales vertus que nous avons à pratiquer envers Dieu sont : la Foi, par laquelle nous croyons fermement tout ce que Dieu nous a révélé et nous enseigne par son Église ; l'Espérance, par laquelle nous attendons avec confiance de sa bonté infinie et de sa fidélité à ses promesses, le salut éternel qui doit être la fin dernière de tous nos désirs et les grâces dont nous avons besoin pour y arriver ; la Charité par laquelle nous aimons Dieu pour Lui-même par-dessus tout, et le prochain pour l'amour de Dieu. Ces trois vertus sont appelées Théologales, parce qu'elles ont directement et immédiatement Dieu pour objet. L'exercice de ces vertus doit être familier à tout Chrétien, et nous ne saurions en produire trop souvent les actes. Nous devons encore à Dieu, l'adoration et la prière, pour reconnaître son souverain domaine sur toute créature, et pour obtenir de Lui les grâces dont nous avons besoin. Le respect profond que mérite le saint Nom de Dieu nous interdit de jamais le prendre en vain, et de faire serment sans nécessité, surtout contre la vérité et contre la justice. Il nous interdit aussi toutes sortes de jurements, d'imprécations et de blasphèmes. Enfin le second Commandement nous défend de faire aucun vœu avec légèreté, et nous impose l'obligation d'accomplir fidèlement ceux que nous aurons faits. Outre le culte intérieur, en esprit et en vérité, nous devons encore rendre à Dieu un culte extérieur et public, afin de nous exciter les uns les autres. à Le servir, et de nous édifier mutuellement. C'est pour cela principalement, qu'Il nous ordonne de Lui consacrer une jour de chaque semaine, en nous abstenant des œuvres serviles, pour l'employer spécialement à des œuvres de religion. Dans l'ancienne Loi, ce jour était le samedi, en mémoire de la Création ; dans la Loi nouvelle, c'est le dimanche, en mémoire de la Résurrection de Jésus-Christ et de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres. 28 - Les trois premiers Commandements déterminent nos devoirs envers Dieu. Le quatrième nous prescrit les devoirs que nous avons à remplir envers nos père et mère : les principaux sont de les respecter, de les aimer, de leur obéir et de les assister dans leurs besoins ; il règle aussi les devoirs des inférieurs envers les supérieurs, ceux des supérieurs envers les inférieurs ; en un mot, les obligations particulières qui résultent pour chacun dans sa situation personnelle, soit dans la famille, soit dans la société. Les autres Commandements de Dieu, qui règlent nos devoirs envers le prochain et envers nous-mêmes, nous interdisent à l'égard du prochain tout ce qui peut lui nuire, ou dans sa personne, ou dans son honneur, ou des ses biens. Ils nous défendent toute parole contraire à la vérité; tout excès dans le boire et le manger, tout ce qui est opposé à la pureté, par actions, par paroles ou par pensées : car la Loi de Dieu, plus parfaite que toutes les lois humaines, ne se borne pas à régler l'extérieur de l'homme ; elle pénètre jusque dans l'intérieur, qui est à découvert devant Dieu. Elle nous interdit même le désir de ce qui serait préjudiciable au prochain, et jusqu'à la pensée qui serait injuste envers lui ; elle exige que nous soyons disposés à faire du bien à tous les hommes, même à ceux qui nous auraient fait du mal et que nous aimions sincèrement nos ennemis. Les obligations que nous impose la Loi de Dieu se rapportent toutes, ou à Dieu directement, ou à notre prochain ou à nous-mêmes. Et comme l'amour bien entendu de nous-mêmes est renfermé dans l'amour que nous devons à Dieu, il s'ensuit que tous les Commandements se réduisent à celui d'aimer Dieu par-dessus toutes choses et notre prochain comme nous-mêmes pour l'amour de Dieu : non en ce sens que sous prétexte qu'on aime Dieu et le prochain, on puisse se dispenser de l'observation d'aucun Commandement, mais parce qu'il est impossible, au contraire, d'avoir cet amour comme on le doit si on n'observe pas tous les préceptes divins. Il y a aussi dans l'Évangile des conseils particuliers pour les âmes appelées à une plus grande perfection, comme ceux qui concerne la chasteté, la pauvreté et l'obéissance embrassées pour l'amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Mais il n'est question dans cet exposé que des préceptes imposés à tous et que personne ne peut transgresser sans se rendre coupable devant Dieu. 29 - L'Eglise, pour nous aider à observer les Commandements, et pour entrer dans les vues de notre divin Maître, a fait aussi plusieurs lois auxquelles nous ne pouvons désobéir sans désobéir à Dieu même. Outre l'obligation qu'elle nous impose de célébrer les Fêtes qu'elle a établies, d'assister au Sacrifice de la Messe en ces jours de Fêtes et tous les Dimanches, et de nous approcher au moins une fois l'année des Sacrements de Pénitence et d'Eucharistie, elle nous oblige aussi à quelques œuvres de pénitence qui sont les jeûnes des Quatre-Temps, des Vigiles et du Carême, l'abstinence du vendredi de chaque semaine et de quelques autres jours de l'année. En nous interdisant ainsi certains aliments pour des jours déterminés, elle ne prétend point nous faire regarder ces aliments comme mauvais en eux-mêmes, puisque toutes les créatures sont l'ouvrage de Dieu, ni ces jours comme malheureux puisque tous les jours de notre vie nous sont donnés par la bonté divine. Mais, en nous obligeant à nous abstenir quelquefois de certaines choses qui seraient permises de leur nature, l'Église veut nous faire sentir, par des actes extérieurs, la dépendance habituelle où nous sommes de Dieu ; elle nous donne un moyen d'expier la facilité avec laquelle nous nous sommes trop souvent permis des choses défendues. Par cette sage tempérance qu'elle nous fait pratiquer, elle nous habitue à nous rendre maître de nous-mêmes ; et en nous apprenant par de légères privations à résister à nos désirs dans des choses qui paraîtraient moins importantes, elle nous exerce à les combattre avec plus de facilité dans celles qui demanderaient plus de force et de vertu. 30 - Toute désobéissance aux Commandements de Dieu ou de l'Église est un péché : péché mortel, si la loi est violée en matière grave et avec un parfait consentement ; péché véniel, si la loi est violée en matière légère, ou si le consentement de la volonté n'est qu'imparfait. Le péché mortel nous prive entièrement de la grâce sanctifiante ; il nous rend ennemis de Dieu et dignes des peines éternelles si nous mourons avant de l'avoir effacé par la pénitence. Le péché véniel ne nous ôtes pas l'état de grâce ; Dieu ne le punit point par la peine éternelle, mais par des peines temporelles. Et cependant, le péché, même véniel, est un très grand mal, surtout s'il est habituel et pleinement délibéré ; car il offense Dieu, produit dans l'âme des habitudes dangereuses et nous expose à ne plus recevoir ces grâces abondantes et ces consolations saintes si précieuses à notre persévérance. 31 - La Sainteté à laquelle le Chrétien est appelé l'oblige, avant toutes choses, à éviter le péché. Elle demande aussi qu'il s'applique à rendre toutes ses actions dignes du Maître qu'il sert et de la récompense que ce divin Maître lui destine. Il faut, pour cela, que ces actions soient faites en état de grâce et rapportées à Dieu par quelque motif surnaturel, comme de foi, de crainte, d'espérance ou de charité. Par là, les plus ordinaires et les plus communes deviennent méritoires pour le salut ; tandis que les œuvres qui paraîtraient les meilleures de leur nature sont privées de ce mérite, si elles sont faites en état de péché mortel ou par des motifs purement naturels : elles peuvent être récompensées par des biens temporels, ou tout au plus être utiles au salut d'une manière éloignée, en diminuant les obstacles qui s'opposeraient à la grâce : mais elles ne sont point comptées pour le ciel. Car Jésus-Christ est la source unique de tous les mérites surnaturels et nous ne pouvons en acquérir aucun, dès que nous cessons de Lui être unis. Heureux donc celui qui écoute avec attention les enseignements de la parole de Dieu et qui en fait la règle de sa foi et de sa conduite ! Il est semblable suivant la comparaison de l'Évangile, à un homme sage qui établit sur la pierre ferme un édifice solide, capable de résister aux inondations et à la tempête ; tandis que toute croyance ou toute vertu établie sur un autre fondement, n'est qu'un édifice bâti sur le sable, incapable de résister au moindre choc. Ainsi le Chrétien fidèle traverse avec une ferme confiance tous les dangers de cette vie et arrive heureusement au port du salut ; à cette vie éternelle, dernière fin que Dieu s'est proposée dans la création du monde et dans l'œuvre de notre régénération ; dernier terme des desseins de sa Providence, soit sur chaque âme en particulier, soit sur l'ensemble de la société humaine. Et il est ajouté également en 1946 : Pour ce qui est du
latin, il est probable qu'il demeurera toujours la langue de la messe.
Pour l'Église répandue à travers le monde, il est
un principe d'unité.
A Paris comme à Tokio, la messe se dit avec les mêmes
paroles, les
mêmes gestes. D'autre part la traduction du latin en langue
populaire
risquerait d'altérer la vérité religieuse dont
l'Église a la garde. Les
langues modernes sont sujettes au changement : le français du
XIX ème
siècle n'est pas celui du XV ème et celui du XV
ème n'était pas celui
du XI ème.... Si l'Église se servait de ces langues dans
sa liturgie,
bien vite elles deviendraient inintelligibles comme le latin et
fréquemment il faudrait des traductions nouvelles, ce qui
jetterait la
confusion dans les habitudes et les idées des fidèles.
Pour obvier à
ces inconvénients, surtout par respect pour son dogme
(vérité
religieuse), l'Église préfère s'en tenir au latin. J'ai
déjà pu effectivement assister à une Messe
célébrée par un Prêtre
polonais qui ne parlait pas notre langue. La Messe s'est donc
déroulée
normalement, ce qui aurait été impossible dans la messe
moderne dévoyée.
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Et si la
MISÉRICORDE de DIEU est toujours accordée aux âmes sincèrement
repentantes, soumises, respectueuses et aimantes, puisque DIEU est
Amour, Pardon, Miséricorde mais aussi Justice, le temps de cette
Miséricorde et de la Patience divines sur la planète
Terre et les
nations, lui, est bien terminé...... N'oublions pas non
plus que, même si le pardon des péchés nous a
été accordé, la justification des
péchés,
surtout des plus graves, elle, reste toujours à assumer du fait
de la réparation
due à l'Amour de
DIEU dans Sa Justice parfaite, Amour assumé et glorifié
jusqu'au
Sang dans la terrible Passion de la Nouvelle Alliance, Amour
offensé et
surtout blessé par nos fautes. Le
SEIGNEUR
demande instamment de prier pour les âmes de tous ceux
qui
meurent chaque jour et vont mourir dans toutes les catastrophes,
fléaux et grands fléaux qui vont frapper maintenant de
plus en plus la
planète et les nations.... Ce n'est plus la
planète qu'il
nous faut sauver maintenant, mais les âmes....... Nous
sommes entrés maintenant dans la troisième période
: En
2007, le SEIGNEUR nous dit : "Si
vous saviez comme les péchés de l'Église
sont grands..." et "Je ne Me donne plus..... ou si peu !" En
fin 2007, le PÈRE nous dit : "La
Terre
où le Sang
de Mon Fils n'est même pas respecté, L'Humanité
ne mérite donc plus sa planète... Il nous faut donc prier maintenant quotidiennement sans relâche pour la conversion de tous ceux qui rejettent et méprisent la Passion du CHRIST, le Verbe Créateur, la Lumière, le Chemin et la Vie, dans Son Amour pour nous. Prions pour tous les pécheurs et tous les non-chrétiens, particulièrement les musulmans.... En juin 2008, le SEIGNEUR nous dit : "Les grands fléaux sont maintenant à la porte et ils vont entrer..." en
avril 2009 : "Venez
à Moi les bénis de Mon Père..." et en
décembre
2010 : "Quand les
fléaux vont commencer,
il faudra beaucoup,
beaucoup prier Actuellement
la Très Sainte Vierge est
immensément triste
devant l'égarement et la perte de beaucoup d'âmes, "Si vous saviez combien d'âmes sont précipitées chaque jour en Enfer..." Avec Elle, on ne peut
donc tous
qu'être
des catholiques très tristes et compatissants car beaucoup
d'âmes sont
perdues, déjà jugées et condamnées. Sachons que DIEU ne
reviendra pas
sur Son Décret de la punition du Monde, et, les
fléaux de la
grande Tribulation étant très proches, il faut tous nous
y préparer dès
maintenant..... Le 30
octobre 2009,
je me trouvais dans une Abbaye Bénédictine de
France. A 7h00 je
suis descendu dans la Crypte assister aux dix messes
basses simultanées dans les dix chapelles latérales. Le 10
décembre 2011,
alors que je visitais un grand parc d'attractions français : La Passion
et le Sang du Fils ont éteint la grande colère de
DIEU sur
l'humanité il y a deux mille ans, mais, malgré ce
Sacrifice Divin, les
hommes, depuis, continuent leurs offenses et, depuis le XXe
siècle, de plus en plus ouvertement et avec des moyens de plus
en plus
puissants, rapides et planétaires. Actuellement, avec les
progrès
techniques accroissant abominablement la
dégénérescence spirituelle et
la puissance du démon, la colère du
TOUT-PUISSANT est
de nouveau à son comble. Et n'oublions pas que la Miséricorde infinie de DIEU nous est toujours offerte ; il n'y a qu'à tendre la main du cœur et de l'âme pour la saisir par le Christ Jésus dans Sa Passion d'Amour de la Nouvelle Alliance, encore faut-il le faire.... Maudit
es-tu,
Satan, pour avoir tenté et entraîné tant d'hommes
à leur perte ! Le texte très important de ce cadre est répété sur plusieurs pages du site afin que des lecteurs occasionnels ne visitant qu'une ou certaines autres pages, puissent en avoir connaissance également. |
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Rappel : Ce site catholique français a
été créé sous la conduite
impérative du SEIGNEUR à laquelle je n'ai pu me
dérober, mis
en place en avril 2002 et enrichi occasionnellement, toujours selon Sa
volonté. Le site n'est pas conçu pour plaire et
flatter comme
c'est la coutume, ni pour faire peur ; il n'est pas un site du
désespoir ni de la discorde mais une mise en garde en vue du
salut,
pour la gloire et l'amour de DIEU, selon Sa Parole..... Ce n'est pas
une étude poussée mais une simple réflexion, une
méditation, et surtout une
ultime et suppliante mise en garde de DIEU afin de sauver le plus grand
nombre d'âmes. Rien dans ce site ne doit
vous
éloigner de DIEU, mais vous en rapprocher, pendant qu'il en est
encore
temps, oui ! Et l'unique
Vérité en
CHRIST n'est pas intolérance, elle est Vérité et
Charité pour le salut
du plus grand nombre ! |